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En quête d’approvisionnement et de revenus réguliers, entreprises et producteurs sont plus nombreux à se tourner vers les labels de développement durable. Les consommateurs, eux, devraient être mieux protégés par une directive européenne, récemment entrée en vigueur, qui vise à encadrer les pratiques du secteur.
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En cette rentrée, son téléphone n’arrête pas de sonner. « Je n’ai pas le souvenir d’avoir reçu autant d’appels d’agriculteurs, d’éleveurs et d’industriels », confie Ludovic Brindejonc, directeur général d’Agri-Ethique, premier label de commerce équitable français. A l’heure où l’agriculture et l’élevage subissent une crise inédite, en raison de la sécheresse et de la hausse des prix de l’énergie, « tout le monde cherche des solutions, et notre label est perçu comme en étant une parmi d’autres », poursuit-il, alors que près de soixante marques se sont déjà engagées avec Agri-Ethique et que des contrats signés avec la filière de la viande et du lait seront dévoilés prochainement.
Formalisée il y a près de soixante ans pour établir une solidarité entre les consommateurs du Nord et les producteurs du Sud, le commerce équitable séduit de plus en plus en France : ses ventes y ont connu une hausse record de 23 % en 2025. Certes, ce segment ne représente encore qu’une modeste portion du marché alimentaire hexagonal, soit 2,3 %, mais le nombre de produits référencés est passé de 3 500 à 13 500 depuis 2014.
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Source: Le Monde · Marjorie Cessac
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