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« Ce que j’ai ressenti sur l’île de Pâques, c’était surtout de la spiritualité, du calme et de la douceur », raconte, dans un entretien au « Monde », le réalisateur britannique d’origine irlandaise.
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Longtemps connu comme un dramaturge à succès, le Britannique d’origine irlandaise Martin McDonagh n’a rien perdu de son mordant en basculant il y a près d’une vingtaine d’années du côté de Hollywood. Wild Horse Nine, son nouveau long-métrage, s’amuse de deux agents de la CIA, interprétés avec brio par John Malkovich et Sam Rockwell, qui préparent, en 1973, le coup d’Etat de Pinochet au Chili quand ils font un détour par l’île de Pâques afin de régler quelques affaires personnelles. Le réalisateur, de passage à Paris, début octobre, revient sur la genèse de cette tragicomédie très réussie.
Comment est né « Wild Horse Nine » ?
Depuis des années, je cherche à raconter une histoire qui se passerait sur l’île de Pâques. Quand j’ai visité cet endroit, j’ai été saisi par son mystère. J’avais écrit l’histoire d’un père mourant et de son fils, mais il n’y avait aucune raison réelle pour qu’ils se trouvent là. Ce n’est que lorsque j’ai commencé à réfléchir à ce que la CIA a fait au Chili que tout s’est mis en place.
L’île de Pâques a aussi une histoire empreinte de violence…
Absolument, et je suppose que cela fait partie de ce que raconte le film : des hommes violents qui ne cessent de répéter des choix violents. Mais ce que j’ai ressenti quand j’étais là-bas, c’était surtout de la spiritualité, du calme et de la douceur.
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Source: Le Monde · Boris Bastide
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