Le réalisateur avait remporté la Palme d'or pour son film "Un simple accident", en mai 2025, au Festival de Cannes.

France Télévisions - Rédaction Culture

Publié le 28/10/2026 13:35

Temps de lecture : 1min

Jafar Panahi pose pour un portrait à la cérémonie des nominés aux Oscars, en février 2026. (CHRIS PIZZELLO / AP / SIPA)
Jafar Panahi pose pour un portrait à la cérémonie des nominés aux Oscars, en février 2026. (CHRIS PIZZELLO / AP / SIPA)

Le cinéaste dissident iranien Jafar Panahi, déjà emprisonné à plusieurs reprises, a été condamné à une peine de cinq ans de prison et à la confiscation de ses biens dans une nouvelle affaire, a rapporté un média local Emtedad News Agency, sans préciser les chefs d'accusation.

"Le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné mon client à cinq ans et un mois de prison et à la confiscation de tous ses biens mobiliers et immobiliers", a déclaré son avocat, Me Mostafa Nili, mardi 27 octobre à l'agence iranienne Isna. "Le tribunal a également imposé une interdiction de deux ans d'activité sur les réseaux sociaux, ainsi qu'une interdiction de voyager d'une durée de deux ans", a ajouté cette source, sans préciser sur quoi portait l'accusation.

Le réalisateur avait été condamné en décembre par contumace à un an de prison pour "activités de propagande" contre l'Etat, quelques mois après avoir remporté la Palme d'or au Festival de Cannes 2025 pour Un simple accident tourné clandestinement en Iran. La figure de la Nouvelle vague du cinéma iranien de 66 ans a déjà fait deux séjours en prison. La première fois en 2010 pendant 86 jours, puis à nouveau sept mois entre 2022 et 2023. Il avait été libéré après une grève de la faim.

Me Mostafa Nili a déclaré avoir découvert la nouvelle condamnation après que Jafar Panahi lui a annoncé, la semaine dernière, que ses comptes bancaires avaient été gelés. L'avocat a précisé que le cinéaste était rentré en Iran durant la guerre déclenchée fin février par Israël et les Etats-Unis contre la République islamique. On ignore, à ce stade, s'il se trouve toujours en Iran.

Il a actuellement trois dossiers en cours, a indiqué Me Mostafa Nili, ajoutant que son client n'avait pas été informé de la date d'audience pour la plus récente de ces affaires. Jafar Panahi s'était élevé en janvier contre la répression des manifestations antigouvernementales dans son pays, qui a fait des milliers de morts, selon des autorités iraniennes.

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Source: Franceinfo · franceinfo Culture avec AFP

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