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Présenté comme un rempart sanitaire incontournable et une condition de la dignité du défunt, le cercueil est un objet profondément ancré dans l’imaginaire et les pratiques funéraires en France.
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On veut qu’il soit beau, accordé à la personne qui y trouvera l’éternité. On y place des draps de famille et des objets précieux. On le choisit néanmoins sous la contrainte, dans un catalogue standardisé. Accessoire incontournable de nos imaginaires, le cercueil est une boîte dont l’obligation légale n’est que rarement interrogée, pas plus que son allure et sa nécessité. Il n’existe ni définition officielle ni étude juridique exhaustive à propos de cet objet, vendu à l’unité lors de chaque décès. En 2025, il s’en est écoulé 651 000 en France.
Depuis l’émergence d’alternatives écologiques à l’inhumation et à la crémation – les deux modes de sépulture autorisés depuis la loi sur la liberté des funérailles de 1887 –, son usage tend pourtant à s’éroder. Au point que, en décembre 2025, une proposition de loi « visant à rendre effective la liberté des funérailles » a été déposée par le député (La France insoumise) François Piquemal. On y lit notamment que « le cercueil représente aujourd’hui pour beaucoup un obstacle à la liberté de culte garantie par la laïcité, ou dans le choix de nouvelles pratiques funéraires ».
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Source: Le Monde · Sarah Boucault
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