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Cet homme de 36 ans, en détention provisoire depuis deux ans et demi, s’est vu retirer le statut de réfugié sur la base d’informations provenant d’Israël. Quatre rapporteurs des Nations unies se disent « alarmés » par son cas.

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Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens, aux Nations unies, à Genève (Suisse), le 24 mars 2026.

L’affaire Ali O. commence à sortir des frontières de la France. Quatre rapporteurs spéciaux des Nations unies ont interpellé le gouvernement français sur le cas de ce Palestinien de 36 ans, né à Naplouse (Cisjordanie), en détention provisoire en France depuis mai 2024, à la suite d’une mise en examen pour « financement de terrorisme, complicité de tentative d’assassinats terroristes et association de malfaiteurs terroriste ».

La particularité du dossier d’Ali O., qui avait bénéficié du statut de réfugié politique en France en 2020, tient au fait que les cinq attaques armées – qui n’ont pas causé de morts – dont il est accusé ont eu lieu, début 2023, dans le nord de la Cisjordanie, contre des véhicules de colons se dirigeant vers des check-points de l’armée israélienne.

Autre rareté de ce dossier : les accusations à l’origine de son interpellation, à Strasbourg, où il vivait avec sa femme et ses trois enfants, proviennent d’Israël et, en particulier, d’auditions de trois détenus palestiniens interrogés par la justice militaire israélienne dans des conditions ne répondant pas aux critères d’une justice indépendante et démocratique, selon les rapporteurs.

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Source: Le Monde · Christophe Ayad

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