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Cette Française est, à ce jour, la seule « revenante » du groupe Etat islamique à être jugée pour une tentative de meurtre commise en Syrie. Son procès, qui devait initialement se tenir en 4 juin mais qui avait été renvoyé, s’ouvre mercredi à Paris.
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Que s’est-il passé dans cet appartement de Rakka, capitale syrienne de l’organisation Etat islamique (EI), en ce printemps 2014, lorsque Vanessa B., mère de deux jeunes enfants, a tiré à bout portant sur son djihadiste de mari avec le fusil à pompe qu’il lui avait offert en cadeau de mariage ? Hospitalisé en urgence, Mohamed S. avait failli succomber à ses blessures. Quant à la jeune femme, elle a échappé de justesse à son exécution d’une balle dans la tête, comme le prévoyait la loi en vigueur dans le pseudo-califat de l’EI.
Cet épisode de violence conjugale en terre de djihad sera l’un des nombreux faits examinés à partir du mercredi 21 octobre par la cour d’assises spéciale de Paris, à l’occasion du procès de cette « revenante » de Syrie âgée de 38 ans (son procès, initialement prévu le 4 juin, avait été renvoyé à une date ultérieure), jugée pour pas moins de trois infractions : « association de malfaiteurs terroriste », « soustraction par un parent à ses obligations légales compromettant la sécurité et l’éducation de ses enfants » et « tentative de meurtre sur concubin ». Vanessa B. est, à ce jour, la seule « revenante » jugée pour une tentative de meurtre commise en Syrie.
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Source: Le Monde · Soren Seelow
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