En Turquie, le scandale financier des fonds d’investissement qui affecte près d’un demi-million d’épargnants continue de secouer le pays. La purge se poursuit aux sommets de la finance, le parquet d'Istanbul a déjà procédé à l'interpellation de près de 90 personnes. Parmi elles, des élus du parti AKP, la formation présidentielle, et des hauts fonctionnaires. Lundi 2 novembre, c'est le directeur général de la Bourse turque « Borsa Istambul », a été arrêté par les autorités turques.

Publié le : 03/11/2026 - 14:24Modifié le : 03/11/2026 - 14:25

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Le régime de Recep Tayyip Erdogan est fragilisé, depuis la mi-août, par un scandale financier impliquant 131 fonds d'investissement aux actifs toxiques, qui ont dû être liquidés. Ensemble, ils pesaient près de 16 milliards d’euros, et comptaient plus de 450 000 épargnants. 

La crise a commencé lorsque certains de ces fonds, et notamment Tera Group, ont eu des difficultés à rembourser leurs clients. Ces gestionnaires d’actifs qui promettaient des rendements supérieurs à l’inflation turque ont investi l’essentiel de l'argent de leurs clients vers des sociétés qui leur étaient liées. 

Des sociétés qui proposaient des titres rares, dont le cours pouvait être, rapidement, poussé à la hausse. Ce qui faisait envoler leur valeur, de manière spectaculaire. 

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Des centaines d'arrestations

En trois ans seulement, Tera Group a ainsi vu son fonds grimper de 60 000 %. Un montage financier frauduleux, aux allures de pyramide de Ponzi, qui a fini par imploser, quand les épargnants ont souhaité récupérer leur argent. Résultat : une chute de 40 milliards d'euros de valeur à la Bourse turque, au mois de septembre. 

Samedi, Korkmaz Enes Ergun, président de la Bourse d'Istanbul, a été interpellé pour « appartenance à une organisation créée dans le but de commettre des crimes » et corruption, a rapporté l'agence de presse officielle Anadolu.

Deux semaines plus tôt, le président de l'autorité turque de régulation des marchés financiers (SPK) avait été limogé par décret présidentiel, quelques jours après l'ouverture d'une enquête judiciaire visant son prédécesseur dans le cadre de cette affaire. Dans le même temps, le vice-ministre des Finances a démissionné après le placement en détention provisoire de son gendre dans le cadre de l'affaire du fonds d'investissement.

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Source: RFI

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