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L’équipe a annoncé dimanche qu’elle renonçait au Grand Prix du Qatar, pour des raisons de sécurité. De nombreux pilotes ont exprimé leur réticence à se rendre dans la région compte tenu de l’instabilité géopolitique.
Les pilotes de l’équipe Yamaha, le Français Fabio Quartararo, champion du monde en 2021, et l’Espagnol Alex Rins, ne prendront pas le départ du Grand Prix du Qatar de MotoGP, le 8 novembre, sur le circuit international de Lusail. L’équipe japonaise a annoncé son forfait, dimanche 1ᵉr novembre dans un communiqué, justifiant cette décision par l’instabilité sécuritaire au Moyen-Orient. Les frappes israélo-américaines menées sur l’Iran en février et la riposte de Téhéran à celles-ci ont plongé la région dans une crise militaire, diplomatique et économique, qui s’est étendue.
« A la suite de sa dernière évaluation de la situation au Moyen-Orient, Yamaha n’a pas identifié de raisons suffisantes pour modifier les restrictions de déplacement actuellement en vigueur à l’échelle du groupe », est-il ainsi expliqué.
Le Grand Prix du Qatar, 20ᵉ des 22 courses prévues au calendrier de la MotoGP et déjà décalé d’avril à novembre, reste officiellement programmé, malgré les tensions entre les organisateurs, les équipes et les pilotes sur ce sujet. Tout le week-end en Malaisie, et la semaine dernière en Australie, ces derniers ont fait part de leur réticence.
Plusieurs événements sportifs annulés
L’Australien Jack Miller, de l’écurie Prima Pramac Yamaha, s’est fait le porte-parole de ce malaise, dimanche : « Je n’ai pas envie d’y aller [au Qatar]. Comme tout le monde. Nous sommes 19 [sur 22] à ne pas vouloir nous y rendre. » Et d’ajouter : « Je ne pense pas que nous devrions courir dans ces conditions. Nous avons été très clairs sur notre position. »
Interrogé sur le maintien de la course en conférence de presse, après sa victoire au Grand Prix de Malaisie, l’Espagnol Marc Marquez s’est, lui, contenté d’un « je préfère ne rien dire ». Dans un communiqué, l’organisation du MotoGP s’est dite « déçue par la décision de Yamaha » tout en « comprenant que l’équipe soit soumise à la politique plus générale de l’entreprise de restreindre les déplacements au Moyen-Orient ».
Cette profonde instabilité dans la région a déjà conduit à l’annulation de plusieurs événements sportifs ces derniers mois. Le 25 octobre, les organisateurs du rallye-raid Dakar ont notamment fait savoir que l’édition 2027 de la course, programmée début janvier, ne se tiendrait pas en Arabie saoudite comme c’était le cas depuis 2020, « à la suite des récents événements » : le contexte géopolitique et l’intensification des attaques des combattants houthistes du Yémen contre le royaume.
Après avoir déjà vu son programme chamboulé par la situation en début d’année – le Grand Prix d’Arabie saoudite a été annulé, celui de Bahreïn repoussé et délocalisé organisé en Malaisie –, la formule 1 prévoit toujours, quant à elle, de finir la saison au Qatar, le 29 novembre, et à Abou Dhabi, le 6 décembre. Les enjeux financiers d’une annulation se chiffrent en dizaines de millions de dollars.
Le Monde avec AFP
Source: Le Monde · Le Monde avec AFP
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