Par Le Figaro avec AFP

Publié le 01/11/2026 à 06h01

Les étudiants après avoir observé 15 minutes de silence en mémoire des victimes de l’effondrement fatal à la gare de Novi Sad en novembre 2024, en Serbie, le 31 octobre 2026. Marko Djurica / REUTERS

Le rassemblement marquera les deux ans de l’effondrement de l’auvent en béton de la gare récemment rénovée de la deuxième ville de Serbie, qui a fait 16 morts, dont deux sœurs âgées de six et dix ans.

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Des milliers de personnes sont attendues à Novi Sad dimanche pour un hommage aux victimes de la catastrophe survenue à la gare, qui avait déclenché le mouvement antigouvernemental ayant renversé, il y a une semaine, le parti de droite au pouvoir. Le rassemblement marquera les deux ans de l'effondrement de l'auvent en béton de la gare récemment rénovée de la deuxième ville de Serbie, qui a fait 16 morts, dont deux sœurs âgées de six et dix ans.

Sur fond de deuil national et de nombreux questionnements à propos de la rénovation de cette gare, chiffrée à plusieurs millions d'euros, la catastrophe a suscité parmi les plus importantes manifestations qu'a connues la Serbie depuis la chute en 2000 de l'homme fort yougoslave Slobodan Milosevic.

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140 des 250 sièges de l’Assemblée nationale

Cette année, l'anniversaire intervient une semaine après le résultat des élections législatives anticipées, le mouvement étudiant, qui en est sorti vainqueur, revenant sur le lieu où les premières protestations ont éclaté. Les revendications pour une enquête transparente ont fait descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue, et ont joué un rôle central dans la victoire électorale de dimanche. La liste soutenue par les étudiants a remporté 140 des 250 sièges de l'Assemblée nationale, suffisamment pour gouverner seule.

Dans les jours qui ont suivi la reconnaissance de sa défaite électorale par le parti nationaliste d'Aleksandar Vucic, les étudiants ont réclamé des avancées dans de nombreuses affaires de corruption et de meurtres médiatisés, ainsi que de nouvelles enquêtes sur les projets lancés par le gouvernement sortant. Le mouvement étudiant a également demandé la démission des dirigeants de grandes agences d'État, dont la police et les services de renseignement.

Des investigations toujours en cours

Plusieurs enquêtes sur la tragédie de Novi Sad sont en cours. Mais aucun procès n'a commencé. L'ancien ministre de la Construction, Goran Vesic, qui avait démissionné quelques jours après l'effondrement, a été inculpé en 2025, avec 12 autres personnes, pour crime grave contre la sécurité publique.

Il est également suspect dans une enquête distincte pour corruption portant sur le financement du projet, aux côtés notamment d'un autre ancien ministre, Tomislav Momirovic. Le Parquet européen enquête séparément sur un possible détournement de fonds de l'Union européenne (UE) liés à la rénovation.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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