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Le prix du cuivre a bondi de 30 % en un an, porté par des prévisions de demande en forte hausse, au point que l’offre mondiale pourrait devenir largement déficitaire à l’horizon 2035. La situation favorise les rapprochements entre groupes miniers.

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Des négociateurs, courtiers et employés, sur l’aire de cotation à la criée (appelée « The Ring »), au sein du London Metal Exchange, à Londres, le 11 mars 2025.

La consommation de cuivre dans le monde atteint des niveaux record, sur fond de hausse des prix. Son cours dépassait 14 300 dollars (12 768 euros) la tonne, vendredi 30 octobre, sur le London Metal Exchange, la bourse des métaux de Londres, en hausse de près de 30 % sur un an, après un pic à près de 14 900 dollars le 9 septembre. La demande, stimulée par la transition énergétique et les besoins de l’industrie de la défense et du numérique, devrait augmenter de 50 % d’ici à 2040, selon la société d’analyse financière S&P Global. Une hausse si rapide que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit qu’elle dépassera de 25 % l’offre disponible à l’horizon 2035.

La demande en cuivre est portée par l’économie dite « traditionnelle », comme la construction, l’électronique et les biens d’équipement domestique, des secteurs auxquels s’ajoutent les trois enjeux du moment : l’économie numérique, la transition écologique et la défense. Si tous les minerais dits « stratégiques » enregistrent une forte demande dans ces trois filières, seul le cuivre doit répondre sur tous les fronts.

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Source: Le Monde · Violaine Morin

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