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Avec des salaires qui augmentent moins que l’inflation, les cadres subissent une baisse de leur pouvoir d’achat, selon le baromètre de l’APEC publié jeudi.
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La baisse du pouvoir d’achat n’épargne pas les cadres. Selon le dernier baromètre de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), publié jeudi 5 novembre, leur salaire réel, c’est-à-dire corrigé de l’inflation, a diminué de 3,6 %. Un recul qui n’est pas sans conséquence sur le moral des cadres. Ceux qui la subissent déclarent une insatisfaction qui se répercute sur l’ensemble de leur vie professionnelle. A tel point que la revalorisation des salaires est devenue la priorité absolue de plus de la moitié d’entre eux, loin devant l’équilibre vie personnelle et vie professionnelle ou le sens au travail.
Au niveau global, la rémunération annuelle brute médiane des cadres (fixe et variable) a diminué de près de 2 % sur un an, pour atteindre 54 000 euros. « C’est la deuxième fois seulement qu’on observe un recul de la rémunération médiane depuis la création du baromètre en 2007. La première fois, c’était en 2010, dans la foulée de la crise financière », constate Annelore Coury, directrice de l’APEC. En 2026, alors que les prix à la consommation ont augmenté de 3,4 % sur un an en octobre, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), moins d’un cadre sur deux a été augmenté (46 %). Ils étaient 53 % en 2025, et 60 % en 2024.
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Source: Le Monde · Sacha Leclère
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