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Grâce à la microtomographie à rayons X, des chercheurs de Tel-Aviv ont pu créer des images 3D détaillées du fossile, révélant son état de conservation exceptionnel.
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Un sentiment de « déjà-vu » ? Cette queue de lézard piégée dans de l’ambre ne sort pourtant pas d’un film hollywoodien. Elle nous vient d’un animal qui a vécu il y a 99 millions d’années, au crétacé. Au-delà de l’exceptionnelle qualité de ce spécimen, issu du gisement d’ambre de Kachin, en Birmanie, cette queue serait la première preuve « vivante » de cette capacité qu’ont certains vertébrés à se couper volontairement la queue, laissée frétillante pour tromper un prédateur pendant qu’ils s’enfuient.
Cette « autotomie caudale » est un mécanisme partagé par de nombreuses espèces (lézards, iguanes, geckos, etc.). L’étude publiée en octobre dans Palaeontologia electronica retient cette hypothèse grâce à plusieurs indices. En particulier, la netteté de « l’anneau musculaire caractéristique en forme de coin au point de rupture de la queue, (…) excluant une rupture accidentelle ou traumatique », notent les chercheurs.
Il existe bien des squelettes ou des os fossilisés de saurophidiens, un vaste ordre de vertébrés tétrapodes pourvus d’écailles et qui muent (tous les lézards, les serpents, etc.), qui révèlent des queues séparées du corps de l’animal à des temps plus anciens encore. Mais, si ces spécimens possèdent un rétrécissement caractéristique des vertèbres au niveau de la « coupure », rien ne permet de documenter la façon dont cette extrémité corporelle a été séparée du tronc.
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Source: Le Monde · Jean-Baptiste Jacquin
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