De supposées "tentatives de provocation" ont été déjouées dans la nuit de lundi 2 à mardi 3 novembre par la Pologne, à la frontière avec l'enclave russe de Kaliningrad, a affirmé le Premier ministre Donald Tusk.
Selon le chef du gouvernement, les services polonais et des services alliés avertissaient depuis plusieurs semaines que "des actes de diversion ou des provocations plus graves" pouvaient survenir à la frontière avec la Fédération de Russie, y compris "l'intrusion sur le territoire polonais d'individus armés".
Donald Tusk a affirmé avoir été informé peu après minuit d'une activité jugée suspecte à cette frontière dans le nord du pays. "Nous avons très rapidement mobilisé sur place les forces et les moyens nécessaires (...). Nous avons réussi à empêcher des tentatives de provocation, si c'était l'intention", a-t-il déclaré à la presse.
"Bien entendu, nous ne serons jamais en mesure de le confirmer complètement", a-t-il ajouté.
Vigilance élevée
Estimant que "la tension" et "l'escalade du côté russe" pourraient perdurer, Donald Tusk a appelé à maintenir le niveau de vigilance des forces de sécurité, afin de prévenir d'éventuelles opérations de sabotage ou provocations.
La Pologne, un membre de l'Otan et de l'Union européenne situé sur le flanc oriental de ces deux blocs, a accusé la Russie de "sabotage" à plusieurs reprises depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022.
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Le pays est devenu la principale plaque tournante pour l'acheminement de l'aide militaire et humanitaire occidentale en Ukraine.
En septembre, Donald Tusk a averti que les plans de la Russie dans le cadre de la guerre contre l'Ukraine comprenaient des frappes "hybrides" avec des drones et des missiles contre les États alliés de Kiev.
Avec AFP
Source: France 24 · FRANCE 24
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