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Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées, lundi, contre la banalisation de la parole décomplexée sur la sécurité et l’immigration, trois jours après l’attentat de Trappes. Pour le maire de la ville, la droite conservatrice et le camp macroniste jouent un jeu dangereux en reprenant à leur compte les termes de l’extrême droite.
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Trois jours après l’attentat raciste de Trappes et de La Verrière (Yvelines), qui a fait un mort et plusieurs blessés, des milliers de personnes se rassemblent, lundi 26 octobre au soir, sous un même mot d’ordre : dénoncer « la banalisation de la haine raciste » et souligner la responsabilité des discours politiques. Quelques heures plus tôt, au micro de RMC, Alain Jakubowicz, président d’honneur de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, fait le même constat : « Tout est décomplexé aujourd’hui dans notre société, y compris [la parole de] notre personnel politique. »
Dès vendredi soir, les élus de gauche critiquent les « discours qui arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l’acte », selon le maire (Génération. s) de Trappes, Ali Rabeh, répondant aux journalistes. Ce dernier accuse l’extrême droite d’avoir stigmatisé et essentialisé un « ennemi de l’intérieur » défini comme « le musulman, le Noir, l’Arabe », et mis une cible dans le dos des habitants de sa ville.
Trois jours après l’attentat, pourtant, le Rassemblement national (RN) persiste et signe. « Trappes est une République islamique en miniature », assume, lundi sur BFM-TV, Edwige Diaz. La présidente du groupe du RN au Sénat sait pourtant le caractère éruptif de l’expression : prononcée par Jordan Bardella en 2021, elle a vite été exhumée après l’attentat par les adversaires du parti pour dénoncer la responsabilité de l’extrême droite dans la montée des tensions.
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Source: Le Monde · Corentin Lesueur, Marie Pouzadoux
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