Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.
Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Analyse
Léa Sanchez
Journaliste au service Planète
Le nouveau schéma d’aménagement de l’eau adopté dans le bassin de la Vilaine a été obtenu après de très longues concertations. Ce cas d’école démontre que les compromis environnementaux, produits par des acteurs locaux sous la pression de l’Etat, sont possibles mais demeurent fragiles.
Publié aujourd’hui à 13h00, modifié à 14h33 Temps de Lecture 3 min.
Article réservé aux abonnés
De nouvelles règles importantes concernant l’eau se font jour dans le bassin de la Vilaine, qui s’étend sur la Bretagne et les Pays de la Loire. Malgré l’opposition d’une partie du monde agricole, le nouveau schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE), adopté par les instances locales à la mi-octobre, prévoit un arrêt « programmé » de l’usage d’herbicides sur certaines cultures de maïs. Près de 3 000 fermes, dont les parcelles sont situées dans des zones sensibles au ruissellement et à l’érosion, à proximité de cinq captages destinés à l’eau potable vulnérables à la pollution, devront s’y astreindre.
Ce vote, à 45 voix pour et 18 contre, ne représente pas seulement la validation d’un compromis environnemental dans ce territoire de 11 000 kilomètres carrés et de 1,3 million d’habitants. Il marque aussi l’aboutissement d’un travail de concertation chaotique, qui a montré combien les discussions locales pouvaient être affaiblies par l’immixtion du gouvernement. Dans un pays où 4 600 captages ont été abandonnés depuis 1980 en raison de problèmes de qualité de l’eau liés à des pesticides ou aux nitrates, l’exécutif a contribué à ralentir l’adoption de ce règlement.
Il vous reste 79.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source: Le Monde · Léa Sanchez
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira