La dernière prévision de l’Institut national de la statistique tablait sur une modeste progression de 0,1 %. (Image d’illustration) ADOBE STOCK

Le PIB est en recul de 0,1 %. La croissance française enchaîne les contre-performances depuis plusieurs trimestres.

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Tel un moteur à court de carburant, l’économie française crachote. Au troisième trimestre, la croissance du produit intérieur brut a encore été négative, le produit intérieur brut (PIB) affichant un recul de 0,1 %, indique l’Insee ce vendredi. L’annonce a de quoi surprendre : la dernière prévision de l’Institut national de la statistique tablait sur une modeste progression de 0,1 %

L’année se poursuit ainsi sur une série noire, après un premier trimestre négatif à -0,2 % et un deuxième à 0 %. Techniquement, nous ne sommes pas en récession ; il faudrait pour cela que deux trimestres négatifs se suivent. Mais il s’en est fallu de peu. Dans cette période perçue comme incertaine, la demande intérieure reste faible, ce qui est très problématique pour un PIB reposant pour moitié sur la consommation.

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Les entreprises, mises à contribution pour éponger les comptes de l’État, hésitent à investir

La consommation des ménages augmente certes un peu plus rapidement au troisième trimestre (+0,4 % après +0,2 % au précédent), cependant elle s’affiche en recul de 0,5 % au mois de septembre. Dans le détail, les achats de véhicules électriques tirent la consommation en matériels de transport (+ 3,1%) et la consommation d’énergie rebondit, du fait de la nouvelle hausse des dépenses en électricité. La consommation alimentaire reste stable et celle en biens d’équipements s’affiche en recul.

Les entreprises, mises à contribution pour éponger les comptes de l’État, hésitent à investir, attendant de connaître le vainqueur de la course à l’Élysée. Le choc énergétique provoqué par la guerre en Iran renforce l’inflation et contribue également à faire chuter la consommation.

La France ne doit la prévision de 0,4 % pour l’ensemble de 2026 qu’à l’acquis de croissance de fin 2025, c’est-à-dire la dynamique héritée de l’année précédente. Quant à 2027, la prévision de 1 % du gouvernement est jugée trop optimiste par l’ensemble des économistes. « L’acquis pour 2027 va être extrêmement faible », souligne Charlotte de Montpellier, analyste chez ING. Celle-ci anticipe une croissance de 0,6 % en 2027, après 0,3 % seulement en 2026.

Source: Le Figaro · Gilles Boutin

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