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Le blocage du détroit d’Ormuz a fait grimper les cours du charbon, énergie très polluante mais encore relativement bon marché. Pour les pays exportateurs comme l’Afrique du Sud et le Mozambique, cette hausse est une aubaine, mais elle les éloigne de leurs objectifs en matière de transition énergétique.
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Très polluant, mais relativement bon marché, le charbon connaît un retour en grâce à la faveur de la crise énergétique provoquée par le blocage du détroit d’Ormuz. Alors que la tonne de minerai se vendait 105 dollars en janvier 2026, elle vaut aujourd’hui 150 dollars. Des cours en nette hausse qui profitent aux pays africains exportateurs, tout en renforçant leur dépendance, alors même qu’ils essaient, comme le reste du monde, de prendre le virage de l’énergie renouvelable.
Face au tarissement des livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du golfe Arabo-Persique et à l’envolée des prix, des gros consommateurs de charbon comme l’Inde ou la Chine ont acheté encore davantage de ce minerai en 2026. Une demande également soutenue par des pays plus avancés dans leur transition énergétique, notamment en Europe, qui ont rouvert des centrales à charbon pour compléter leur production d’électricité.
« Les cours sont très hauts, même s’ils n’atteignent pas le record que l’on a connu en 2022, lorsque la guerre en Ukraine a commencé et que les cours sont montés jusqu’à 400 dollars », confirme Carlos Fernandez Alvarez, analyste à l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La demande mondiale de charbon devrait augmenter de 1,2 % en 2026, selon l’AIE, qui avait d’abord annoncé une trajectoire baissière pour l’année, avant de reconsidérer ses prévisions sous l’effet de la crise au Moyen-Orient. Cette croissance amènera la consommation totale de charbon autour de 8,94 milliards de tonnes en 2026, « un nouveau record », selon l’institution.
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Source: Le Monde · Violaine Morin
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