Un rendez-vous climatique qui s'ouvrira sans grand enthousiasme côté européen. Pour Bruxelles, la COP31 n'apportera pas de "révolution" tant le contexte international est difficile, mais l'Union européenne garde encore l'espoir d'obtenir des progrès concrets en matière d'énergies propres, a expliqué la Commission vendredi 6 novembre à Bruxelles.
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La conférence de l'ONU sur le climat s'ouvre lundi 9 novembre à Antalya, en Turquie, et doit s'achever le 20 novembre. Elle sera centrée sur le thème de l'électrification.
"Ce n'est un secret pour personne que le contexte géopolitique est très difficile actuellement", a souligné un fonctionnaire européen, notamment en raison du retrait des États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat. À la COP31, "nous devons ajuster nos attentes. Nous ne pouvons pas espérer une révolution en matière d'action climatique. Mais ce que nous voulons, c'est réellement montrer et consolider des progrès constants", a expliqué ce responsable.
"Aucune volonté politique"
En matière de financements climatiques, l'Union européenne, premier contributeur mondial, "respectera ses engagements", mais "il n'y a aucune marge de manœuvre et aucune volonté politique" pour des engagements financiers supplémentaires, a aussi rappelé ce fonctionnaire.
"Il n'est pas question de prendre un nouvel engagement financier", a-t-on abondé de source française, lors d'un échange distinct avec des journalistes.
La France s'est toutefois dite ouverte à une discussion sur la part de la finance pour l'adaptation au changement climatique, réclamée par des pays en développement. "Ce sera l'un des enjeux de la COP" et "il faudra qu'on apporte une réponse", a-t-on jugé dans l'entourage de la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut.
À la COP31, l'Union européenne soutiendra notamment l'initiative de la présidence turque en faveur de "l'électrification" de l'économie, pour remplacer des combustibles fossiles, a aussi indiqué la Commission.
La Turquie vise un objectif non-contraignant de 35 % d'électricité dans la consommation finale d'énergie d'ici 2035, contre environ 20 % actuellement.
Vers plus d'électricité "propre" ?
L'Europe plaide pour que la mesure concerne bien l'électricité "propre", issue des renouvelables ou du nucléaire, afin de décourager la production d'électricité dans les centrales à charbon, particulièrement polluantes.
Mais Bruxelles sait que le terme "propre" sera difficile à faire figurer dans la déclaration finale de la COP, face aux résistances des producteurs de combustibles fossiles.
"Le terme 'propre' peut poser problème à certains acteurs. Il pourrait exister d'autres façons de formuler cet objectif", a estimé un fonctionnaire européen.
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L'UE veut une électrification "aussi propre que possible. Il reste à voir comment cela sera finalement formulé", a-t-il dit.
La France insiste de son côté pour que l'objectif d'électrification soit inclus dans une décision formelle de la COP, donc contraignante, "adoptée par toutes les parties, et pas seulement par un petit groupe d'États". "Ça enverra un message beaucoup plus fort si c'est le cas", a-t-on jugé.
Avec AFP
Source: France 24 · FRANCE 24
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