Dans le sud de la Cisjordanie occupée, quelle que soit l'issue du scrutin, ces Palestiniens confient le peu d'espoir d'un changement de leur situation. Ils craignent surtout qu'elle ne se détériore davantage.

Radio France

Publié le 27/10/2026 08:13 Mis à jour le 27/10/2026 08:13

Temps de lecture : 1min

Affiche de campagne de Gadi Eizenkot, ancien chef d'état-major et candidat d'opposition à Benyamin Nétanyahou lors des élections législatives du 27 octobre (AHMAD GHARABLI / AFP)
Affiche de campagne de Gadi Eizenkot, ancien chef d'état-major et candidat d'opposition à Benyamin Nétanyahou lors des élections législatives du 27 octobre (AHMAD GHARABLI / AFP)

En Cisjordanie occupée, les Palestiniens observent de près les élections législatives israéliennes, qui se tiennent ce mardi 27 octobre. Entre une droite radicale, accusée de crime contre l'humanité, et une opposition qu'ils jugent tout aussi hostile à leurs droits, ils sont peu à croire au changement. Beaucoup craignent que la situation ne se détériore davantage. Depuis le début de l'année, plus de 1 400 attaques de colons ont fait des blessés ou des dégâts matériels, recensées par l'ONU, tandis que plus de 4 000 Palestiniens ont été déplacés. Des chiffres record.

"C'est la première fois que j'ai le sentiment que des élections israéliennes sont importantes pour nous", confie Akram. Il interroge autour de lui : qui, du camp de l'actuel Premier ministre ou de l'opposition, remportera ces élections ? "Aujourd'hui, nous sommes face à deux choix : l'un est mauvais, l'autre est pire encore. Ils sont d'accord sur le fait de ne pas nous accorder nos droits. Ce sur quoi ils ne sont pas d'accord, c'est sur la manière de nous tuer et de nous déplacer de force", dit-il.

Tous, comme Mohamed, s'accordent à dire que la situation ne changera guère, alors que l'ampleur des violences des colons et des destructions de maisons a explosé ces derniers mois. "Aujourd'hui, nous ne pouvons même plus accéder à nos terres. Des colons viennent, ils nous en interdisent l'accès, volent nos récoltes et agressent les propriétaires", explique Mohamed.

La question de l'avenir des Palestiniens a été absente de la campagne électorale israélienne. "Je préfère que ce gouvernement soit réélu, parce qu'au moins, ils sont francs sur ce qu'ils font, contrairement aux autres responsables politiques", estime Ahmad.

Seule la gauche sioniste, minoritaire, entend défendre la reprise d'un processus politique avec les Palestiniens, sans pour autant parler d'une solution à deux Etats, disparue du vocabulaire des Israéliens ces derniers mois.

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