Pierre Sourzat, président de l’organisation, estime que les annonces du gouvernement ne sont "pas suffisantes" et affirme "qu'à la rentrée, les blocus et les manifestations vont continuer et reprendre de plus belle".

Radio France

Publié le 27/10/2026 17:12

Temps de lecture : 1min

Blocus lycéens parisien-Acte III, ce mardi 6 octobre, devant le lycée Sophie Germain dans le IVème arrondissement de Paris. (Olivier Donnars / Le Pictorium / MAXPPP)
Blocus lycéens parisien-Acte III, ce mardi 6 octobre, devant le lycée Sophie Germain dans le IVème arrondissement de Paris. (Olivier Donnars / Le Pictorium / MAXPPP)

"On sent qu'on peut tirer sur la corde, donc on va poursuivre" la mobilisation, a assuré mardi 27 octobre sur franceinfo Pierre Sourzat, président de l’organisation "Les Lycéens !", au lendemain des annonces du gouvernement destinées à calmer la crise lycéenne et étudiante. "Bien évidemment qu'à la rentrée, les blocus et les manifestations vont continuer et reprendre de plus belle", avertit Pierre Sourzat. "On sent qu'il y a une brèche qui est ouverte du côté de l'exécutif", reconnaît le président des "Lycéens !". "On a eu des choses, il faut le reconnaître. Mais ce n'est pas suffisant. Nous on veut de la mesure à la hauteur, là on n'a que de la demi-mesure."

Lundi, le gouvernement a annoncé le remplacement de Parcoursup en 2028, un maximum de 28 élèves par classe en seconde, 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur, ou encore quatre milliards d'euros de prêts à taux réduit d'ici 2030 pour aider les régions et les départements à rénover le bâti scolaire. Ces quatre milliards d'euros, "ce sont des prêts. Et comme ce sont des prêts, il va falloir que ce soit remboursé", souligne Pierre Sourzat qui rappelle que les organisations lycéennes demandent dix milliards d'euros pour financer des mesures d'urgence.

"Aujourd'hui, les régions sont endettées parce que l'État a réduit leurs dotations régionales", rappelle le président des "Lycéens !". Et il note que "l'administration centrale prévoit de réduire les dotations dans le projet de loi de finances. Donc, là encore, on voit que c'est de la demi-mesure".

L'organisation "Les Lycéens !" avait également demandé que la réduction des effectifs des classes de seconde à 28 élèves soit "pour tous les niveaux". "On apprend que cela va être une procédure en deux ans qui va être mise en place seulement pour les classes de seconde", déplore Pierres Sourzat qui regrette encore "de la demi-mesure". "On est sur une belle lancée. Je pense qu'il serait vraiment dommage de s'arrêter maintenant", ajoute le représentant lycéen. "On a vraiment un bras de fer avec l'exécutif qu'il faut que l'on garde pour aller à la fin de la négociation."

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