Par Le Figaro avec AFP

Publié le 04/11/2026 à 13h44

Emmanuel Grégoire a inauguré mardi le premier «kiosque» de police municipale de la capitale porte de Clignancourt. (Image d’illustration) Simon WOHLFAHRT / AFP

Ce dispositif, qui s’inspire des petits postes de police japonais appelés «koban», sera testé plusieurs mois avant de s’étendre si l’essai est probant, a détaillé Emmanuel Grégoire devant la presse.

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Le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire a inauguré mardi le premier «kiosque» de police municipale de la capitale porte de Clignancourt (nord), une «sécurité de proximité» pour renforcer la «présence visible» des policiers municipaux parisiens. Ce dispositif, qui s'inspire des petits postes de police japonais appelés «koban», sera testé plusieurs mois avant de s'étendre si l'essai est probant, a détaillé Emmanuel Grégoire devant la presse.

D'autres quartiers «qui ont besoin de tranquillité publique» sont à l'étude: les secteurs de gare de l'Est, gare du Nord ou du Champ-de-Mars «où se croisent hyperprécarité et hyperfréquentation». Le premier kiosque, dessiné par le géant français de l'affichage publicitaire JCDecaux, est ouvert tous les jours de 7 heures à 23 heures porte de Clignancourt, «l'un des quartiers les plus pauvres d'Europe» confronté notamment à la vente de cigarettes à la sauvette, a précisé Emmanuel Grégoire.

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La droite parisienne demande l’armement des policiers municipaux

«L'idée est d'avoir d'abord une présence dissuasive, qui a aussi vocation à être le réceptacle de toutes les doléances des riverains et de les faire remonter pour intervenir au cas par cas», a expliqué Lamia El-Aaaraje, première adjointe également en charge de la sécurité. Les agents veilleront aussi à la lutte contre «les trafics et les incivilités» et à la «sécurisation des abords des commerces, en lien avec la police nationale» qui pourra prendre le relais notamment pour les interpellations, a détaillé l'élue.

Créée il y a cinq ans, la police municipale parisienne compte environ 4 200 agents non-armés. Emmanuel Grégoire en a promis 1 000 de plus au cours de son mandat, a-t-il rappelé, tout en soulignant les difficultés à recruter. Le maire a jugé «honteuse la polémique que fait naître» la droite, qui regrette que les policiers municipaux n'aient pas été davantage présents dans l'espace public lors des violences des 17 et 18 octobre: «La police municipale parisienne n'a aucune prérogative de la police nationale».

Le chef de file de la droite parisienne, Grégory Canal, demande l'armement des policiers municipaux et propose notamment que des équipes spécialisées soient envoyées «en périphérie des points chauds» si nécessaire. Le 18 octobre, deux agents municipaux en patrouille ont été agressés à bord de leur véhicule en marge des pillages dans le IXe arrondissement.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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