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Le prix du mégawattheure a atteint, mercredi 28 octobre, les 100 euros sur les marchés de gros européens, une première depuis la crise énergétique de 2022.

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Le président russe Vladimir Poutine accueille le président iranien Massoud Pezeshkian lors du 8e sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) au World Trade Center de Moscou, le 27 octobre 2026.

C’est un nouveau seuil psychologique qui vient d’être franchi sur les marchés de l’énergie. Mercredi 28 octobre, le prix du gaz européen a dépassé la barre des 100 euros du mégawattheure (MWh) pour la première fois depuis 2022, l’année où l’invasion de l’Ukraine par la Russie avait déclenché une grave crise énergétique. De quoi accentuer la pression sur les entreprises, les ménages et les gouvernements au moment même où l’Europe entre dans la saison de chauffe.

Depuis fin février et le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du TTF, le contrat à terme du gaz néerlandais qui fait office de référence européenne, a déjà plus que triplé. Il a particulièrement grimpé ces derniers jours, les Etats-Unis menaçant l’Iran d’une nouvelle escalade militaire après les élections américaines de mi-mandat, le 3 novembre.

Un enchaînement de frappes et de représailles risquerait de paralyser à nouveau le détroit d’Ormuz. Le transit via le goulet maritime demeure très compliqué mais les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar commençaient timidement à reprendre, après des mois quasiment à l’arrêt : selon le fournisseur de données spécialisées Kpler, 27 cargaisons de GNL sont parvenues à sortir du goulet maritime en septembre, contre sept en août.

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Source: Le Monde · Marie de Vergès

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