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Réunis à Nouméa mercredi 4 et jeudi 5 novembre, policiers, magistrats et experts de la région ont cherché à renforcer leur coopération pour lutter contre l’intensification du trafic de drogue dans le Pacifique Sud.
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Dix-sept tonnes de stupéfiants, principalement de cocaïne, saisies dans le Pacifique Sud au cours des cinq premiers mois de l’année, soit quatre fois plus que sur tout 2025 : pour Jacques Billant, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, ces chiffres témoignent de l’efficacité de la lutte contre le narcotrafic, mais aussi de l’ampleur d’un commerce qui « menace de déstabiliser profondément les sociétés insulaires ». Un constat partagé par les représentants de dix pays réunis mercredi 4 et jeudi 5 novembre à Nouméa.
Initialement, les îles de la région n’étaient pas la cible des trafiquants. Les cargaisons, venues principalement d’Amérique latine, mais aussi d’Asie, sont destinées aux lucratifs marchés australien et néo-zélandais. Voiliers, cargos et parfois semi-submersibles traversent les eaux de ces archipels. La drogue est transbordée en pleine mer ou dissimulée dans les coques des navires et les conteneurs.
D’abord simples escales, les petits Etats insulaires sont devenus des marchés secondaires, où les organisations criminelles s’appuient sur des relais locaux. Aux Fidji, la consommation de méthamphétamine par injection contribue à la propagation du VIH : 2 016 nouveaux diagnostics en 2025, soit 27 % de plus qu’en 2024. Le gouvernement a déclaré une « crise nationale ». Selon l’Onusida, seules 22 % des quelque 9 100 personnes vivant avec le virus bénéficiaient d’un traitement en 2025.
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Source: Le Monde · Charlotte Mannevy
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