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La collision entre deux trains à grande vitesse, qui a fait au moins 68 morts près de Tolède, serait due à une panne informatique suivie d’une erreur humaine. Le ministre des transports a qualifié l’accident d’« invraisemblable ».

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Collision de deux trains à grande vitesse à Urda au sud de Tolède en Espagne, le 28 octobre 2026.

« Il est inacceptable pour un pays comme l’Espagne de subir deux accidents ferroviaires à grande vitesse la même année. » Le visage grave, le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, tentait de prendre la mesure de la nouvelle tragédie ferroviaire qui venait de frapper son pays. Mercredi 28 octobre, la collision entre deux trains à grande vitesse près de Tolède, au sud de Madrid, a fait, selon un bilan encore provisoire, 68 morts et 107 blessés, dont 18 dans un état critique. Neuf mois seulement après la catastrophe d’Adamuz, en Andalousie, qui avait fait 46 morts et plus de 150 blessés, ce drame ravive les inquiétudes sur l’état et la sécurité du réseau ferroviaire espagnol.

« Nous irons jusqu’au bout. S’il y a eu des négligences, nous le saurons, et s’il y a eu des défaillances dans le système de sécurité, nous y répondrons avec la plus grande fermeté », a assuré Pedro Sanchez depuis le poste de commandement installé à proximité du lieu de l’accident. Le chef du gouvernement a promis de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour « rétablir la confiance dans notre système ferroviaire à grande vitesse » et renforcer la sécurité des voyageurs. Trois jours de deuil national ont été décrétés.

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Source: Le Monde · Isabelle Piquer

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