La violence et les pillages ont obligé l’État à user des restrictions imaginées pour les temps de guerre.
Écrire son nom, c’est mesurer tout ce qui la menace. La liberté, fondement de notre société, premier mot de la République française, est chaque jour un peu plus malmenée, vandalisée, saccagée. Depuis le premier jour, ce mouvement lycéen confond le droit de manifester et le désir de détruire. La pulsion nihiliste qui l’accompagne donne aux casseurs et aux censeurs le sentiment d’une puissance sans limite.
Un premier bilan devrait réveiller les consciences les plus assoupies. La violence et les pillages ont obligé l’État à user des restrictions imaginées pour les temps de guerre. Couvre-feu, zones interdites… La liberté la plus élémentaire, celle de circuler, est retirée aux gens ordinaires pour éviter que le temps d’un après-midi les violents s’emparent de l’espace public. Le confinement des braves contribuables qui paieront les dégâts des vandales : nouvel élément de l’injustice qui dépouille les citoyens honnêtes au profit de ceux qui ne le sont pas.
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Source: Le Figaro · Vincent Trémolet de Villers
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