Roué, le président américain tente d’attirer les démocrates dans le piège de la confrontation, et se barricade.
En flagrant délit de faiblesse après la raclée prise aux « midterms », Donald Trump muscle son jeu. Pour la tête, il confie les rênes de la présidence à Stephen Miller, grand inquisiteur du trumpisme, stratège autant que provocateur, maître d’œuvre des politiques les plus brutales et idéologue de la primauté de l’exécutif sur le Congrès. Pour les jambes, ou plutôt les gros bras, il fait appel à Dana White, « big boss » des arts martiaux mixtes (MMA), pressenti comme porte-parole. Et l’invite à s’entourer de boxeurs professionnels comme assistants. Le message est limpide : le poing fermé, pas la main tendue.
Face à cette Maison-Blanche fortifiée, le Parti démocrate se cherche encore un chef et une stratégie. À qui doit-il sa spectaculaire victoire aux législatives de mi-mandat ? Aux modérés qui ont rallié de nombreux déçus du trumpisme dans des États foncièrement conservateurs, comme le Kansas ou le Texas ? Aux « progressistes » qui ont semblé déjouer les lois…
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Source: Le Figaro · Philippe Gélie
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