Derrière les postures de pères la rigueur et les promesses de règle d’or, les responsables politiques sont-ils aussi préoccupés par la dette que les électeurs ?
Il peut arriver aux Français, dont les fins de mois deviennent difficiles, de se réveiller la nuit en songeant aux crédits qu’ils se sont mis sur le dos. Mais, jusqu’ici, le surendettement collectif accumulé par plus d’un demi-siècle de déficits ne les avait jamais empêchés de dormir sur leurs deux oreilles. La dépense publique file à vue d’œil ? La France emprunte à tout va pour boucler ses fins de mois ? Restons zen ! « Ça ne coûte rien, puisque c’est l’État qui paie », a un jour expliqué benoîtement un président de la République. Rattrapé par le réel, éberlué par le manque de moyens pour financer l’éducation, la justice, la police et tous les services publics, le pays ne croit plus en ces balivernes. Quand le paiement des seuls intérêts engloutit la quasi-totalité de l’impôt sur le revenu, il ne faut pas s’étonner que la dette devienne, à l’occasion de l’élection présidentielle de 2027, un sujet de préoccupation majeur.
Cette prise de conscience marque une première…
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Source: Le Figaro · Gaëtan de Capèle
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