Arthur Berdah. Le Figaro

En 2016, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon avaient sonné le réveil du peuple de droite, faisant déplacer 4 millions d’électeurs et leur donnant un élan électoral puissant.

Est-ce la force qui fait l’union ou l’union qui fait la force ? Aujourd’hui faibles et divisés, la droite et le centre ne peuvent plus s’offrir le luxe d’évacuer la question. À moins de six mois de l’élection présidentielle, leurs nombreux candidats assistent, spectateurs, au duel annoncé entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Affiche désirée par une partie du pays et redoutée par l’autre.

Dans ce contexte, deux options s’offrent à la droite. La première consiste à refuser de gommer artificiellement les différences entre ses courants, en partant du principe qu’additionner les candidats ne suffira pas à additionner les voix. Cela revient à entrer dans une sorte de primaire sauvage, dont le premier tour sera le juge de paix au printemps 2027. C’est le pari fait jusqu’ici par Édouard Philippe.

L’autre option procède du raisonnement inverse. Dans un camp attaché au principe de la libre concurrence, il s’agit de favoriser la compétition pour que le meilleur l’emporte sur le fond et pour…

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Source: Le Figaro · Arthur Berdah

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