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Le gendarme français du nucléaire estime, dans un projet d’avis rendu public le 22 octobre, que rien n’empêche de poursuivre l’exploitation du parc électronucléaire au-delà de 60 ans, à la condition qu’EDF y mène des « travaux conséquents ».
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C’est une question qui nous mène à la seconde moitié du siècle. Les réacteurs nucléaires d’EDF seront-ils aptes à fonctionner en toute sûreté au-delà de 60 ans, voire jusqu’à 80 ans ? Par anticipation, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) avait demandé, dès 2022, à l’exploitant EDF de se pencher sur le sujet. Mis en service principalement dans la décennie 1980, répartis dans 18 centrales, les 57 réacteurs français aujourd’hui opérationnels ont tous moins de 50 ans à ce jour – le plus ancien, la tranche numéro 2 de la centrale du Bugey (Ain), a 48 ans révolus. Ils sont encore, de loin, la principale source d’électricité dans le pays (à 68 % en 2025).
L’autorité administrative indépendante, souvent présentée comme le gendarme du nucléaire, a publié un projet d’avis, jeudi 22 octobre. Il en ressort qu’« au terme de son analyse, l’ASNR n’a pas identifié, en l’état des connaissances, d’obstacle à la poursuite de fonctionnement des réacteurs électronucléaires au-delà de leurs 60 ans pour lesquels EDF ne disposerait pas de levier d’action ». « Toutefois, précise son texte de sept pages, plusieurs sujets techniques nécessitent encore des travaux conséquents de la part d’EDF, afin de confirmer l’efficacité des leviers correspondants et de constituer une démonstration de sûreté qui pourra être valorisée lors des futurs réexamens périodiques de ses réacteurs. »
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Source: Le Monde · Adrien Pécout
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