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Portées par des tarifs accessibles et par l’engouement des 16-25 ans, les salles de sport connaissent une croissance impressionnante. De quoi aiguiser l’appétit des investisseurs.
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Une concession Ferrari transformée en salle de sport. A Mérignac, près de Bordeaux, les voitures de luxe ont cédé la place aux tapis de course et aux appareils de musculation. On y enchaîne squats, tractions et burpees, entre deux séances de rameur ou de cardio. Basic-Fit y a ouvert en septembre le plus grand club de son réseau : 150 machines flambant neuves sur 2 700 mètres carrés, de quoi accueillir 300 personnes en même temps. Deux fois plus vaste que le précédent site, devenu trop exigu face à l’afflux de clients.
L’enseigne néerlandaise, qui revendique 18 clubs dans la seule agglomération bordelaise, pour environ 900 en France, n’est pas la seule à pousser les murs. Le concurrent Fitness Park vient d’inaugurer sa cinquième salle dans la métropole de Rennes. A Nexon (Haute-Vienne), près de Limoges, c’est L’Orange bleue qui s’installe. Les ouvertures se multiplient, et les investisseurs suivent. Un essor largement porté par les adolescents et jeunes adultes, qui se pressent désormais dans les salles de musculation.
En septembre, le Groupe Bernard Hayot (GBH), un spécialiste de l’automobile et de la grande distribution fondé en Martinique, a annoncé le rachat de Keepcool et Neoness, deux enseignes totalisant près de 300 clubs et 480 000 adhérents en France et en Belgique. Un an plus tôt, Fitness Park avait séduit le fonds américain Carlyle, qui l’a financé à hauteur de 280 millions d’euros.
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Source: Le Monde · Thomas Lestavel
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