Pour Neil Young, son tube représente « l’opposé » de ce que représente Donald Trump. Getty Images via AFP / KEVIN WINTER / REUTERS / Kevin Lamarque

Le vétéran du rock porte plainte contre un comité de collecte de fonds du président américain, qui s’est avancé sur scène le 12 octobre au son de Rockin’ in the Free World. Une situation qui n’est pas inédite.

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Pour Neil Young, son tube représente « l’opposé » de tout ce que représente Donald Trump. L’artiste de 80 ans n’a pas apprécié que le président américain fasse son entrée sur Rockin’ in the Free World (1989), le 12 octobre, dans l’Ohio, lors d’un meeting de campagne des midterms. Ces élections qui renouvellent l’ensemble de la chambre des Représentants et un tiers du Sénat. Il a porté plainte lundi contre un comité de collecte de fonds lié à Trump, réclamant 10 millions de dollars de dommages et intérêts.

« Merci d’être venu à tant de nos concerts dans les années 80 et 90. Je suis désolé d’en arriver là, mais l’argent et les transactions, c’est un langage que vous comprenez. Vous avez fait tellement de choses qui vont à l’encontre des valeurs américaines que je ne peux pas vous laisser utiliser ma chanson dans des campagnes politiques. Je pensais que nous étions d’accord là-dessus depuis la dernière fois que cela s’est produit », a déclaré le musicien canado-américain dans un texte publié sur son site, Neil Young Archives.

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Rihanna, Adele, Sabrina Carpenter…

L’octogénaire fait référence à une procédure de 2020 entamée après l’usage de la même chanson, ainsi que de Devil’s Sidewalk. D’après la plainte actuelle, que The Guardian  a consultée, un accord avait été trouvé entre les deux parties, assorti d’une promesse de ne plus recommencer. La société d’édition de Young, Silver Fiddle Music, affirme que Trump « savait personnellement qu’une autorisation serait nécessaire pour diffuser la chanson lors des rassemblements ». Dans Rockin’ in the Free World, Neil Young critiquait l’administration de George H. W. Bush.

Avant d’en arriver au bras de fer judiciaire, Neil Young, qui a soutenu Joe Biden en 2020 et Kamala Harris en 2024, manifestait son agacement contre l’usage de ses titres par Donald Trump à travers des communiqués. Il n’est pas le seul à se plaindre de cette kleptomanie. Depuis 2016, Rihanna, Adele, Sabrina Carpenter, Ariana Grande, Katy Perry et le groupe Alphaville, pour ne citer qu’eux, se sont déjà opposés à voir leurs mélodies utilisées sur scène ou dans des vidéos de l’administration républicaine.

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Neil Young, que l’on a entendu pour la dernière fois en France en 2025, après quasiment dix ans d’absence, devait revenir dans l’Hexagone en juin. En février, il a annoncé renoncer à l’ensemble de cette tournée européenne, sans s’étendre sur les raisons de ce revirement. Il aura 81 ans le 12 novembre.

Source: Le Figaro · Benjamin Puech

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