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GRAND RÉCIT - Violences du 17 octobre, tensions après l’attentat raciste de Trappes… La campagne, soumise à une actualité anxiogène et aux «bulles» des réseaux sociaux, est saturée par le RN et LFI. Au point de désorienter les autres partis, pris de court par la brutalisation du débat public.
Passer la publicitéDeux France s’opposent à Orléans (Loiret), ce samedi 24 octobre. Au Zénith, les militants du Rassemblement national (RN), rassemblés en congrès autour de leur candidate, Marine Le Pen. Un peu plus loin, les «antifascistes», au moins 13 000 personnes réunies au milieu des pancartes «Mort à l’extrême droite» et «Jeanne, au secours ! Libère-nous des fachos».
Parmi les manifestants, des dirigeants socialistes et Insoumis entourent Ali Rabeh (Génération.s), le maire de la ville de Trappes (Yvelines), endeuillée par l’attentat terroriste raciste qui a fait un mort et sept blessés, la veille. «Il y a la République et il y a les racistes en face de nous», affirme l’élu, sous une étroite surveillance policière, une semaine après les émeutes du 17 octobre.
Le lendemain, en plein meeting de Jordan Bardella, une banderole surgit dans la foule : «Le racisme et l’antisémitisme, ça ne dérange pas le RN, au contraire !». Les perturbateurs, une poignée de militants de l’Union des étudiants…
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Source: Le Figaro · Loris Boichot, Anais Chaline
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