Ce 1er novembre 2026, le gouvernement algérien a commencé sa deuxième campagne de dépollution de l’ancien site nucléaire français de Tamanrasset, dans le sud du pays. Il y a 66 ans, cette wilaya du Sahara était utilisée par l'armée française pour tester ses premières bombes atomiques. Des déchets radioactifs y sont encore enfouis et ont des conséquences sur la santé des communautés locales. En 2021, l'Algérie a officiellement demandé à la France d'assurer la dépollution sur place et de lui indiquer les zones d'enfouissement des déchets. Mais, selon Alger, Paris n'a pas donné de réponse favorable.
Publié le : 02/11/2026 - 13:54Modifié le : 02/11/2026 - 13:54
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C'est le ministère algérien de la Défense qui a annoncé dimanche la deuxième phase du programme de dépollution nucléaire du territoire, presqu'un an après la première campagne lancée en janvier dernier.
Cette nouvelle opération d'assainissement concerne le site de Béryl, à Tamanrasset, dans le désert du Sahara.
« La partie française refuse d'assumer ses responsabilités pénales »
La date du 1er novembre pour le lancement de l'opération n'a par ailleurs pas été choisie au hasard : en 1954, c'est ce jour-là que le Front de libération nationale (FLN) avait appelé à l'insurrection contre la puissance coloniale française et qui marque donc le début de la guerre d'Algérie. La « Révolution du 1er-Novembre », disent les Algériens, les Français évoquant la « Toussaint rouge ».
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Depuis dimanche, Alger, qui entretient des relations compliquées avec Paris, se dit « déterminée à œuvrer pour l'assainissement total des déchets hérités du colonisateur français » lors des essais nucléaires opérés entre 1960 et 1966.
Le ministère de la Défense souligne que « la partie française refuse d'assumer ses responsabilités pénales et refuse également de fournir la cartographie des sites d'enfouissement de ces déchets nucléaires ».
Les chiffres précis manquent, mais l'observatoire des armements estime que plusieurs milliers de personnes sont toujours exposées aux radiations.
Source: RFI
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