Par Le Figaro avec AFP
Publié le 21/10/2026 à 07h08
Avec «11 milliards d’euros de surcoût du travail», l’organisation patronale estime qu’en l’état actuel, le texte réduit la marge de manœuvre des entreprises.
Passer la publicité Passer la publicitéLe Medef met en garde contre le «surcoût du travail» que recèle selon lui le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027, expliquant qu'il réduisait la possibilité d'augmenter les salaires, au risque «d'importer des tensions sociales» dans les entreprises.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 «impose plus de 11 milliards d'euros de surcoût du travail aux entreprises», évalue la première organisation patronale dans un communiqué, dont, selon ses calculs, 9,3 milliards d'euros au titre de la réduction des allègements de cotisations patronales, en comptant ceux déjà actés cette année. Ces 11 milliards, selon l'organisation patronale, représentent l'équivalent de 1,6% de la masse salariale du secteur privé, soit environ 550 euros par salarié et par an en moyenne.
Le Medef redoute des destructions d’emplois
«Au moment des négociations annuelles obligatoires (NAO), les salariés attendent des réponses sur leur rémunération. Or, cette hausse du coût du travail absorberait une part significative des moyens disponibles pour les augmentations salariales», écrit le Medef. Il chiffre à «environ 200.000» le nombre d'emplois qui pourraient être détruits à moyen terme, notant que les mesures portant sur les allègements généraux «touchent particulièrement les emplois proches du Smic, les plus sensibles au coût du travail».
Pour lui, «ces mesures risquent d'importer des tensions sociales dans les entreprises» estimant qu'elles «demeuraient jusqu'à présent l'un des derniers collectifs apaisés de la société française». Le Medef appelle le gouvernement et le Parlement «à revenir en priorité sur la réduction des allègements généraux de cotisations».
Le premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir les grands syndicats de salariés mercredi matin à Matignon. La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon a annoncé mardi qu'elle demandait une augmentation du Smic de 100 euros et l'ouverture de négociations salariales dans toutes les branches. «Les entreprises qui ne jouent pas le jeu de la négo ne doivent plus toucher les exonérations de cotisations dont elles bénéficient», a-t-elle estimé.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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