S'il condamne les dégradations du 17 octobre, le maire de Saint-Denis et Pierrefitte rappelle que des centaines de milliers de personnes mobilisées "étaient là surtout pour revendiquer".

Radio France

Publié le 22/10/2026 08:50

Temps de lecture : 1min

Bally Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis et Pierrefitte, le 22 octobre 2026 sur France Inter. (FRANCE INTER)

Face à la colère sociale et aux violences, Bally Bagayoko dénonce jeudi 22 octobre sur France Inter "l'absence de réponse politique dans des délais rapides", qui a, selon lui, "amené à l'accentuation de la mobilisation et malheureusement, à ces drames". Le maire insoumis de Saint-Denis et Pierrefitte rappelle qu'il condamne les "dégradations" intervenues ces derniers jours.

L'élu insoumis souligne que "l'essentiel" des centaines de milliers de personnes mobilisées "étaient là surtout pour revendiquer". Il regrette que la grande majorité des mobilisations, tournées autour des revendications, n'aient pas reçu de réponse.

Pour le maire de Saint-Denis et Pierrefitte, les dégradations n'ont finalement été qu'une "parenthèse dans la mobilisation", soutenue par une "minorité".

"Je veux bien que l'on s'attarde sur les dégradations, il faut les condamner, il n'y a pas à discuter sur cela. Il faut aussi indemniser les commerçants, pour qui j'ai une grande pensée. Mais il faut aussi surtout répondre."

Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis et Pierrefitte

à France Inter

Bally Bagayoko demande au "président de la République", au "Premier ministre" et "au gouvernement d'assumer" leurs responsabilités et d'apporter des réponses.

La violence de samedi 17 octobre était-elle une violence légitime ? Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis (93), répond à @Ben_Duhamel dans "La Grande matinale" du 22 octobre 2026. https://t.co/rS5kmwuv1q

— France Inter (@franceinter) October 22, 2026

Samedi prochain, jour d'une nouvelle mobilisation nationale lancée par les gilets jaunes, le maire insoumis se rendra à Orléans pour manifester lors du congrès du Rassemblement national. "Je n'entrave absolument rien, assure Bally Bagayoko. L'extrême droite est l'adversaire premier de nos combats communs".

L'élu insoumis réfute les accusations, selon lesquelles, ce type de manifestation serait antidémocratique. "Le droit de manifester existe en tant que tel, sauf à faire la démonstration du contraire. En tant que citoyen et ensuite en tant que maire militant, j'irai bien sûr me présenter et participer à ce moment qui est un moment démocratique, mais aussi un moment d'expression politique. Nous ne sommes pas d'accord avec les discours de l'extrême droite et le projet de l'extrême droite."

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Source: Franceinfo · franceinfo

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