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Selon les révélations du « Canard enchaîné », démenties par José Beaurain, l’élu aurait employé une partie de l’enveloppe de 15 000 euros qui lui est affectée en tant que député non-voyant (contre 10 000 pour les autres députés) pour verser des primes à ses collaborateurs, dont ces derniers devaient lui reverser la moitié en liquide.
Le député de l’Aisne José Beaurain (Rassemblement national, RN) est visé par une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, a appris l’Agence France-Presse (AFP), mardi 27 octobre, auprès du procureur de Laon, le parlementaire assurant être « convaincu » que l’enquête « permettra de démontrer » son « innocence ».
« Les investigations sont en cours et ont été confiées au groupement de gendarmerie de l’Aisne », a fait savoir le parquet, rappelant qu’« à ce stade, l’intéressé est présumé innocent ».
Selon les révélations publiées fin août dans un article du Canard enchaîné, et démenties par José Beaurain, l’élu aurait notamment employé une partie de l’enveloppe de 15 000 euros qui lui est affectée en tant que député non-voyant (contre 10 000 pour les autres députés) pour verser des primes à ses collaborateurs, dont ces derniers devaient lui reverser la moitié en liquide. L’élu aurait également, toujours selon le Canard enchaîné, embauché et payé double un ami pour que ce dernier reverse la moitié de son revenu à son frère.
« Je me réjouis de l’ouverture de cette enquête, convaincu qu’elle permettra de démontrer rapidement mon innocence et de mettre un terme à des accusations que je conteste avec la plus grande fermeté », a réagi auprès de l’AFP José Beaurain. Le député a souligné qu’il prendra « toutes les mesures judiciaires nécessaires pour que les responsables des accusations mensongères (…) aient à répondre de leurs actes devant les tribunaux ».
Quelques jours après la publication de l’article du Canard enchaîné, il avait assuré à l’AFP avoir déposé une plainte pour « diffamation, abus de confiance et abus de faiblesse sur personne vulnérable ainsi que pour vol de documents ».
Le déontologue de l’Assemblée a été saisi, avait fait savoir en août l’entourage de la présidente, Yaël Braun-Pivet, sans dire précisément quels faits étaient concernés par cette saisie.
Le Monde avec AFP
Source: Le Monde · Le Monde avec AFP
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