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Les deux cinéastes américains, collaborateurs de longue date, reviennent sur les inspirations qui ont guidé l’écriture du film d’animation.
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L’Ile des souvenirs, récente production de DreamWorks Animation, en salle le 21 octobre, raconte plus que la solide amitié de ses héroïnes Jo et Raissa. Elle est aussi le fruit de celle des réalisateurs Joel Crawford et Januel P. Mercado, dont la collaboration artistique a démarré avec Kung Fu Panda 2 (2011) avant de se prolonger sur d’autres productions du studio. Nous avons rencontré le duo américain au Festival international du film d’animation d’Annecy en juin dernier, où ils venaient défendre leur dernier long-métrage, sans doute le plus personnel.
Qu’est-ce qui vous a conduits à faire des Philippines l’écrin de votre récit ?
Januel P. Mercado : Je suis philippino-américain, tout comme la femme de Joel, qui a passé ses premières années aux Philippines. Nous souhaitions faire un film qui mette à l’honneur cette culture que nous adorons et à laquelle nous sommes intimement connectés.
Est-ce que l’édifiant succès de « KPop Demon Hunters » (2025) a pu changer la donne de l’animation américaine célébrant des cultures étrangères, notamment d’Asie ?
J. P. M. : En tant qu’artistes, nous avons la possibilité de raconter des histoires profondément personnelles, auxquelles nous nous identifions. Il est gratifiant de voir que le grand public accueille ces récits avec enthousiasme ; les studios prennent alors conscience qu’il existe une place pour de telles histoires et qu’elles peuvent rencontrer le succès, ce qui les incite à en produire davantage.
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Source: Le Monde · Pauline Croquet
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