Par Le Figaro avec AFP

Publié le 29/10/2026 à 02h28

Jean-Vincent Placé au tribunal correctionnel de Paris, le 11 juillet 2018. JACQUES DEMARTHON / AFP

L’ancien secrétaire d’État écologiste comparaît jeudi à Paris pour des agressions sexuelles présumées sur deux femmes, dont une ancienne collaboratrice. Il conteste l’ensemble des accusations.

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L'ex-secrétaire d'État écologiste Jean-Vincent Placé, déjà condamné pour harcèlement sexuel, est jugé jeudi au tribunal correctionnel de Paris pour des agressions sexuelles, qu'il dément, sur deux femmes. L'enquête a été déclenchée par une plainte en novembre 2021 : Audrey (prénom modifié) accusait son ex-supérieur de lui avoir touché les seins lors d'une soirée à Séoul en mai 2016.

Elle dénonce plusieurs agressions sexuelles, et du harcèlement sur plusieurs mois, lorsqu'elle travaillait pour lui au Sénat puis au secrétariat d'État à la Réforme et à la Simplification. La circonstance aggravante de «personne abusant de l'autorité par ses fonctions» a été retenue par l'accusation. La deuxième plaignante, qui ne sera pas présente à l'audience, n'entretenait pas de lien professionnel avec M. Placé, aujourd'hui âgé de 58 ans.

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Marie (prénom modifié) l'accuse dans une plainte, datée d'octobre 2023, de lui avoir touché les seins, les cuisses et d'avoir tenté de mettre sa main entre ses jambes, dans une voiture, en Corée du Sud en mars 2017. Plusieurs témoignages, selon l'ordonnance de renvoi consultée par l'AFP, décrivent un homme «très lourd et insistant» avec les femmes, particulièrement sous l'emprise de l'alcool.

Placé conteste «toutes les accusations»

L'avocat des deux plaignantes, Me Tewfik Bouzenoune, salue l'aboutissement d'un «long parcours de combattantes» pour ses clientes et souligne qu'elles «n'ont pas varié d'un iota dans leurs déclarations» depuis le début de l'enquête. L'ancien secrétaire d'État «réserve l'ensemble de ses explications à ses juges tout en continuant à contester toutes les accusations portées à son encontre», explique Me Jade Dousselin, l'une de ses avocates.

Le 1er mars 2021, M. Placé, alors membre du gouvernement sous François Hollande, avait été condamné à une amende pour harcèlement sexuel sur une gendarme en 2016. Des faits qu'il avait reconnus lors d'une audience. En 2018, il a aussi été condamné à trois ans de prison avec sursis pour violences, outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et injure raciale. Dans les deux cas, il était en état d'ébriété. Après sa carrière politique, terminée en 2021, il s'était reconverti dans le privé, notamment au Maroc.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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