Star de la danse contemporaine, il est l'un des chorégraphes les plus demandés dans les grandes compagnies. Nous l'avons rencontré au lendemain de la première parisienne de sa nouvelle création, écrite pour douze interprètes.
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié le 27/10/2026 06:00
Temps de lecture : 12min
Directeur du Ballet Preljocaj-Centre chorégraphique national d'Aix-en-Provence, Angelin Preljocaj met régulièrement l'écriture chorégraphique sous tension. Nous l'avons rencontré dans sa loge pour décrypter sa nouvelle pièce sobrement intitulée Soulèvement. Chorégraphiée sur une musique d'Irène Drésel, elle a d'abord été présentée au Grand Théâtre d'Aix-en-Provence, lieu de résidence de sa compagnie, puis à Tirana, en Albanie. C'est le pays d'origine de ses parents, arrivés en France en 1957, l'année de sa naissance. Soulèvement fait souffler un vent de révolte au Théâtre de la Ville de Paris jusqu'au 7 novembre, avant de partir en tournée, dès le 11 novembre, dans une douzaine de villes françaises, mais également en Italie et en Allemagne.
Franceinfo Culture : À l'heure où les Français manifestent massivement, vous proposez un spectacle intitulé Soulèvement. Vous vous connaissiez des dons de voyance ?
Angelin Preljocaj : Pas du tout non, je ne suis pas voyant ! [il rit] Je suis surtout intéressé de savoir comment mon écriture chorégraphique peut évoluer. C'est l'une des questions principales que je me pose, en tant que chorégraphe en tout cas. Et je choisis toujours des thèmes qui vont nourrir, me faire inventer ou me faire ajouter à ma grammaire des choses que je n'aurais pas usitées auparavant. Là, en l'occurrence, depuis deux ans, je vois émerger des soulèvements autour de la planète, comme des geysers qui sortent avec une puissance, avec spontanéité, et je me suis dit : Voilà, là, il y a une énergie, il y a des corps qui bougent, qui se lèvent. Est-ce que ça ne serait pas intéressant de se pencher sur cette question-là pour réactiver, pour dynamiser mon écriture... vieillissante ! [il rit]
Que vous inspire cette percussion entre l'actualité du moment en France et votre création ?
Je la trouve à la fois stimulante et gênante parce que moi, je pensais sortir ce spectacle dans un contexte relativement apaisé. Je croyais que les gens pourraient le regarder avec une relative sérénité, avec un recul. Or là, on est en plein dedans. On était à Tirana la semaine dernière et les gens étaient dans la rue, c'était le chaos total, les forces de l'ordre balançaient des lacrymogènes et il y avait des fumigènes partout. Et puis le public arrivait pour le spectacle, et voyait sur scène ce qu'il venait de voir dans la rue. C'était vraiment bizarre. Evidemment, moi, ce que je propose, c'est quelque chose de stylisé. Ce qui m'intéresse, c'est de montrer la beauté des soulèvements, c'est-à-dire la beauté de cette force qui nous réunit, qui nous met ensemble, en marche face à l'injustice, face à des choses qui nous indignent. C'est cette beauté-là que je veux montrer. Il n'y a pas l'idée de montrer forcément la violence ou le chaos. Ce qui m'intéresse, c'est ce qui nous relie en fait.
Est-ce que, à titre personnel, vous vous soulevez souvent ? Qu'est-ce qui vous fait réagir ?
Tous les matins, [il rit] oui, mais pas plus que quelqu'un d'autre. Ce sont les injustices tout simplement, quand quelque chose est injuste et quand certaines décisions manquent d'équité. J'utilise vraiment ce mot d'équité à dessein parce que ce n'est pas la question de l'égalité qui est en jeu. On n'est pas égaux, ce n'est pas vrai.
Mais on voudrait être traités tous de la même manière, qu'on soit riche, pauvre, brun, blond, homme, femme, enfant... on veut être traités d'une façon équitable.
Vous vous souvenez de la première manifestation à laquelle vous ayez participé ?
Oui, et c'était super, c'était contre la loi Devaquet, je crois [projet de réforme des universités françaises en 1986].
Et la dernière manifestation à laquelle vous avez participé ?
Je pense que ce n'était pas vraiment des manifestations, plutôt des rassemblements de solidarité après les attaques terroristes en France. C'était encore un beau moment ça. Tout à coup, on se réunissait avec la même conscience et la même sensation liée à cette horreur du terrorisme qui touche des gens qui nous sont chers, les gens de Charlie Hebdo et puis tous les innocents du Bataclan.
"J'ai été très impressionné par la révolution de la Gen Z au Népal (...) Je voulais inscrire le spectacle dans une histoire contemporaine, avec des soulèvements qui ont été des victoires sociales."
Angelin Preljocaj
à franceinfo Culture
Y a-t-il un événement particulier qui a été pour vous à la source de ce spectacle ?
J'ai été très impressionné par la révolution de la "Gen Z" au Népal [la génération Z en septembre 2025] avec tous ces jeunes qui se sont soulevés. Ils ont fait tomber le Premier ministre népalais qui avait décidé de couper les liens entre eux via l'interdiction des réseaux sociaux et ça a créé un mouvement spontané et puissant.
Aviez-vous d'autres événements en tête au moment de la création avec les danseurs ?
Oui, il y a toutes les révolutions ou les tentatives de révolution en Iran avec ces femmes d'un courage inouï. Et puis évidemment, la "révolution des parapluies à Hong Kong". Il y avait plein de soulèvements.
Dans votre spectacle, il y a un moment fort avec une femme qui perd un œil. C'est une référence particulière ?
Maintenant, à chaque nouvelle vague de contestation, il y a toujours quelqu'un qui est éborgné. C'était le cas avec les gilets jaunes, et puis maintenant, c'est la même chose avec des jeunes lycéens qui perdent un œil.
À la fin du spectacle, sur l'écran en fond de scène, on voit les visages de personnes de différentes origines. À quels événements faites-vous alors référence ?
Je ne voulais pas parler d'un mouvement en particulier, mais je voulais inscrire le spectacle dans une histoire contemporaine quand même, avec des soulèvements qui ont été des victoires sociales et qui ont participé à des acquis importants. Alors bien sûr, il y a pas mal d'images du Front populaire. Et puis des images de la victoire contre le franquisme en Espagne. Il y a aussi des images du film Le Cuirassé Potemkine d'Eisenstein qui, cinématographiquement, sont très intéressantes. L'idée, avec ces images, ce n'est pas de montrer la lutte mais de montrer le bonheur d'avoir lutté et d'avoir obtenu gain de cause, d'avoir obtenu justice, d'avoir obtenu des équités sociales. Et nous voulions conclure le spectacle avec ces visages rayonnants, heureux d'avoir abouti.
Pensez-vous que tous les soulèvements naissent d'une forme d'urgence ou de nécessité vitale ?
Oui. On dit souvent que les gens qui font des psychanalyses à un moment, y voient une solution vitale pour eux. Là, on est dans quelque chose qui est souvent lié à une nécessité. Quand on voit ces jeunes dont l'avenir paraît complètement obscurci par différents problèmes comme l'IA, le réchauffement climatique... Ils ont aussi été séparés par le Covid, ils ont perdu tout contact avec leurs proches, leurs amis. On ne se rend pas compte, mais c'est très impactant psychologiquement, c'est-à-dire qu'au moment où les jeunes développent des réflexes de sociabilité, on les a coupés de ces liens. Il faut les écouter. On ne peut pas se contenter de dire : c'est des jeunes, ça va passer. Ceux-là sont particulièrement atteints et attaqués par l'avenir et par le passé lié notamment au Covid.
Que pensez-vous de la réponse qui, pour le moment, leur a été apportée par des autorités ?
Elles sont un peu sourdes, elles n'écoutent pas, j'ai l'impression. Elles ne se rendent pas compte. Et puis maintenant, la problématique, c'est qu'autour de ces événements se greffent d'autres événements qui n'ont rien à voir avec la demande légitime des jeunes dont on vient de parler. Alors c'est une façon de discréditer globalement toute la révolte, tout le soulèvement, et je trouve cela très dommageable parce qu'en fait, on rajoute à cette surdité, une incompréhension.
La violence apparaît de manière très explicite dans votre spectacle. Des individus en noir, avec des brassards et des matraques, frappent des manifestants et à un autre moment, trois "Robocops" dans des combinaisons argentées, arrêtent une femme de façon particulièrement brutale. Qu'est-ce qu'ils symbolisent ?
Cette arrestation violente, compte tenu des postures corporelles [nuque écrasée par un genou], évoque bien sûr la mort de George Floyd. La tenue et l'aspect futuriste de ces policiers évoquent des machines dirigées par l'IA. Pour moi, le côté scintillant de leur costume est lié aux entrepôts, à tous ces lieux où l'on classe les datas, avec toutes ces petites lumières émises par des ordinateurs qui sont en train de travailler, créant une sorte de nébuleuse. C'est l'idée que l'humain va finalement disparaître aussi dans les forces de police, peut-être à moyen terme. Ce qui signifie qu'on va être confronté à des machines qui vont gérer la foule. Et c'est quand même très très inquiétant. Un représentant des forces de l'ordre aujourd'hui, ceux qu'on appelait avant les gardiens de la paix, peut avoir un sentiment d'humanité face à quelqu'un en détresse, et changer d'attitude tout à coup, mais une machine, elle, continuera tout droit.
Pensez-vous que les démocraties ont tenté d'apprivoiser le soulèvement, de l'assagir, de le domestiquer ?
Là, on n'a pas cette sensation. On a l'impression que l'on veut brouiller les cartes pour indifférencier événements périphériques et soulèvement lui-même, et donc, faire penser aux gens qu'il faudrait plus de sécurité, plus d'ordre. On sait très bien vers quoi ça tire. Et je ne trouve pas cela très réjouissant.
Est-ce qu'il y a un moment où le soulèvement peut commencer à vous faire peur ?
Je crois qu'un soulèvement peut tout à coup faire peur quand il est livré à la panique. Mais sinon, je ne vois pas de raison. C'est plutôt des sentiments d'exaltation qui se dégagent d'un soulèvement quand il est porté par des valeurs humanistes positives. Une foule peut faire peur, bien sûr, mais c'est souvent quand elle est livrée à la panique. Et souvent, la panique est déclenchée par des interventions extérieures.
"Quand je suis en création, j'ai l'impression d'exister plus fortement, plus intensément."
Angelin Preljocaj
à franceinfo Culture
La musique du spectacle est particulièrement expressive, avec des bruitages, des univers sonores contrastés, qui changent et se mélangent tout au long de la pièce. Comment avez-vous travaillé ?
C'est un travail minutieux d'écoute et de collaboration réalisé avec Irène Drésel [autrice-compositrice-interprète, productrice de musique électronique et de techno] et Sizo Del Givry [le percussionniste Gilles Degivry]. La musique est comme un costume ajusté sur mesure. Ce que j'avais pressenti dans la musique d'Irène Drésel, c'est à la fois une puissance formelle, très ancrée dans le sol avec des rythmes qui s'apparentent à la marche en avant pouvant correspondre à une manifestation et, en même temps, un lyrisme qui flotte au-dessus avec une poésie incroyable. Ces deux choses, déposées en strates, donnent vraiment quelque chose d'unique que je n'aurais pas pu trouver ailleurs.
Quand vous arrivez au bout d'un projet comme celui-ci, avez-vous l'angoisse de la page blanche ?
Non, plutôt la joie de commencer très vite quelque chose d'autre. Quand je suis en train de finir un projet, je suis déjà en train d'en commencer un autre. Et là, je vais travailler sur Impressions, un programme que je vais finaliser pour le théâtre de Chaillot, à Paris, au mois de janvier 2027, autour de la peinture impressionniste.
Depuis la création de votre compagnie, en 1985, vous avez chorégraphié 64 pièces. Vous multipliez les projets et les collaborations avec différents artistes. Est-ce une forme d'hyperactivité chez vous ?
Non, c'est une façon d'exister. C'est comme cela que j'existe, en étant dans ce processus de création comme une sorte de substance vitale.
Si vous n'êtes pas habité par un projet, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que vous ressentez ?
Je me repose un peu et je me sens désœuvré parfois, au sens réel du terme.
Et vous n'aimez pas ça ?
Ce n'est pas que je n'aime pas ça... C'est un état. Un état qui peut être plein de délectation, ce sentiment d'errer dans l'existence, alors que quand je suis en création, j'ai l'impression d'exister plus fortement, plus intensément.
Vos spectacles sont-ils écrits ailleurs que dans le corps des danseurs ? Est-ce que vous en gardez des traces ?
Il y a des traces écrites parce qu'on établit des partitions, et puis les pièces sont notifiées. Cela veut dire que les pas, les chorégraphies sont scriptées sur les partitions, exactement comme des notes de musique, sauf que ce sont des notes de mouvement. C'est une notation qui s'appelle Benesh qui est beaucoup utilisée dans les grandes compagnies anglo-saxonnes, très peu en France. Je pense même qu'on est les seuls à l'utiliser de façon pérenne. C'est un outil vraiment formidable pour travailler.
En quoi cela vous semble-t-il fondamental de garder des traces ?
Vous savez, on entend beaucoup que la danse est l'art de l'éphémère. Pour ma part, je dirais que c'est un art amnésique. Lui rendre la mémoire, c'est lui redonner une écriture. Vous savez qu'on est, enfin qu'on était, dans une civilisation où les paroles s'envolaient, les écrits restaient. Là, ce sont les mouvements qui s'envolent et les écrits qui restent. On donne le spectacle. Quand le rideau tombe, les mouvements s'envolent, mais il existe quelque part un endroit où sont consignés les mouvements qui ont participé à structurer ce spectacle.
Cette nécessité de garder des traces est-elle liée à votre histoire familiale, à une forme de déracinement que vous avez pu vivre enfant, quand vos parents ont quitté l'Albanie ?
C'est vrai que je me pose la question. D'où ça vient ?
Vous avez été nommé à l'Académie des beaux-arts en 2019 dans la nouvelle section chorégraphie. Quelles ont été vos premières missions et quelles sont vos ambitions ?
Nos missions, c'est de débusquer et d'aider les talents émergents en chorégraphie, donc on a créé des prix, des bourses, des résidences et chaque année, on se réunit pour étudier des dossiers et des candidatures de jeunes chorégraphes qui ont des projets. On essaie d'une façon assez équitable, une fois de plus, d'aider des projets qui sont dans des atmosphères différentes. Je dis atmosphère, mais ça serait plutôt des courants artistiques différents. Il peut y avoir des chorégraphes qui sont très axés sur la recherche de l'écriture corporelle et d'autres qui sont plus dans la recherche sur les états de corps. Ce sont des façons différentes d'aborder la danse. Il y a Anna Chiresku par exemple, qui a été récompensée et à qui on a donné des moyens pour développer son travail ou encore Emilie Lalande.
Avez-vous un jour songé à prendre votre retraite du Centre chorégraphique national d'Aix-en-Provence qui a fêté ses 40 ans en 2025 ?
Pour l'instant, je n'y songe pas du tout. Ce n'est absolument pas d'actualité pour moi.
"Soulèvement", pièce pour 12 danseurs, du 22 octobre au 7 novembre 2026 au Théâtre de la Ville à Paris, puis en tournée à partir du 10 novembre en France (Lanester, La Ciotat, Versailles, Dijon, Echirolles, La Rochelle, Draguignan, Compiègne, Châtenay-Malabry, Argenteuil, Marseille, Aix-en-Provence, etc.), en Italie et en Allemagne.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
Sur le même thème
-
"L'Héritage" de Jonathan Littell : plongée kafkaïenne au cœur des rouages d'une technocratie totalitaire
-
vidéo
Vendanges, dégustations, costumes d'époque… Un village du Gard célèbre son histoire vigneronne dans une ambiance rétro
-
audio
"La Gradiva", un premier film bouleversant et impressionnant de maîtrise
-
vidéo
Moutarde, vignes, toits vernis… À l'automne, la Côte-d'Or rayonne de couleurs et de saveurs
-
Reportage
"Seul 43% des parents connaissent le contrôle parental", la 15e Paris Games Week sensibilise sur le sujet
Shorts
-
"La maladie nous vole nos parents !" - Guillaume de Tonquédec
vidéo 1 minute 29 -
Est-il possible de se faire avaler par une baleine ?
vidéo 2 minutes 52 -
Les femmes toujours sous-représentées dans les jeux vidéo
vidéo 2 minutes 30 -
Un tableau de Claude Monet vendu 50 millions d'euros, un record en France
vidéo 30 secondes -
Dans l'univers de Julien Neel, créateur de la bande dessinée Lou !
vidéo 2 minutes 42 -
Thélyson Orélien : l'IA utilisée dans l'écriture de son roman, selon son éditeur
vidéo 51 secondes -
Le dernier soir de Céline Dion
vidéo 1 minute 43 -
Ariane Ascaride : "Je venge ma mère tous les jours !"
vidéo 1 minute 31 -
"Good night et à bientôt" : Céline Dion dit au revoir à Paris avant son retour en 2027
vidéo 27 secondes -
Vincent Lindon incarne Jean Valjean dans "Les Misérables".
vidéo 1 minute 58 -
Moteur imaginaire : quand l'art contemporain réinterprète le patrimoine industriel de Renault
vidéo 2 minutes 57 -
Un nouvel espoir de retrouver l’avion d’Amelia Earhart, disparu en 1937
vidéo 1 minute 55 -
Elles sont la “Génération Paty”
vidéo 2 minutes 10 -
Ces adolescents ont essayé de vivre sans leur téléphone pour limiter leur temps d'écran
vidéo 2 minutes 48 -
De nouvelles mobilisations pour demander la libération de Christophe Gleizes
vidéo 2 minutes 12 -
Christophe Gleizes "tient bon" pour être "à la hauteur de ses soutiens"
vidéo 1 minute 29 -
Les frises du Parthénon au cœur du conflit entre Athènes et Londres
vidéo 1 minute 37 -
Streetfighter de retour au cinéma
vidéo 56 secondes -
Thélyson Orélien reconnaît des plagiats, mais conteste l'usage de l'IA dans son roman
vidéo 1 minute 19 -
Le documentaire sur Gaza qui secoue Israël
vidéo 1 minute 50 -
Les salariés du jeu vidéo sont en grève, interview avec un employé d'un grand studio français
vidéo 1 minute 40 -
Sandrine Bonnaire : "L'amnésie traumatique, c'est de la survie !"
vidéo 1 minute 27 -
On craque tous pour ces animaux !
vidéo 1 minute 30 -
Un portrait d’Angela Merkel affole Berlin
vidéo 2 minutes 45 -
La vie sous surveillance du réalisateur russe Pavel Talankin
vidéo 2 minutes 29 -
"On veut qu'ils ouvrent et qu'ils en vivent" : un nouveau métier pour accompagner les restaurateurs
vidéo 2 minutes 57 -
Paul Mirabel (comédien, humoriste) : "J'ai pris une des plus grosses humiliations de ma vie devant la classe"
vidéo 1 minute 28 -
Peut-on vraiment détecter des romans écrits par l'IA ?
vidéo 2 minutes 59 -
A 18 ans, il rappe sur le Nord
vidéo 1 minute 39 -
Céline Dion fait une apparition surprise au défilé L'Oréal pour l'ouverture de la Fashion Week
vidéo 1 minute 11
Source: Franceinfo · Valérie Gaget
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira