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Par Florence Aubenas, Christophe Ayad, Bertrand Bissuel, Arthur Carpentier, Louise Couvelaire, Raphaëlle Lavorel , Jérôme Lefilliâtre, Jean-Philippe Rémy, Richard Schittly et Florence Traullé
Publié aujourd’hui à 05h37, modifié à 05h43Article réservé aux abonnés
ReportageEnviron 500 000 personnes ont défilé samedi, selon les organisateurs (320 000 selon les autorités), dans toute la France. Les revendications initiales restent d’actualité, semaine après semaine, mais les manifestants sont de plus en plus préoccupés par les entraves et les intimidations des pouvoirs publics.
En théorie, il fallait s’attendre au pire. A en croire les mots d’ordre lancés sur les réseaux sociaux, la troisième journée de manifestation, samedi 31 octobre, pour « le pouvoir d’achat et la défense des services publics », à l’appel d’anciens « gilets jaunes », de syndicats, lycéens et étudiants, inspirée par le thème d’Halloween, devait être dantesque et s’achever sur une « nuit des ténèbres ». Rien de tout cela n’est advenu, ni au propre, ni au figuré, et pas même pour rire.
A travers la France, des cortèges rassemblant environ un demi-million de personnes selon les organisateurs (320 000 selon les autorités) ont défilé dans un calme notable, mais avec détermination. Ceci malgré la dramatisation en écho des réseaux sociaux et des pouvoirs publics, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez ayant affirmé dans la semaine s’attendre à une « journée à haut risque » et alertant sur de « nombreux appels à commettre des pillages », qui justifiaient un dispositif des forces de l’ordre « reconduit et amplifié ».
Lorsque, dans le courant de la journée, le fantasme des violences incontrôlables s’est dégonflé, la réalité est apparue, sobre et sèche : la mobilisation reste forte, malgré les craintes, malgré l’usure. Les manifestants demeurent concentrés sur leurs revendications initiales, semaine après semaine, de plus en plus préoccupés néanmoins par les entraves et les intimidations des pouvoirs publics. Quant à la « nuit des ténèbres », elle n’aura été marquée que par divers affrontements en début de soirée.
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Source: Le Monde · Florence Aubenas, Christophe Ayad, Bertrand Bissuel, Arthur Carpentier, Louise Couvelaire, Raphaëlle Lavorel, Jérôme Lefilliâtre, Jean-Philippe Rémy, Richard Schittly, Florence Traullé
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