Par Le Figaro avec AFP
Publié le 23/10/2026 à 01h55, mis à jour le 23/10/2026 à 02h22
Les prix à la consommation hors produits frais ont augmenté de 2,1 % sur un an en septembre contre 1,7% en août, un chiffre conforme aux attentes du marché.
Passer la publicité Passer la publicitéAprès avoir légèrement ralenti en août, l'inflation au Japon a fortement accéléré en septembre, poussée notamment par le renchérissement des prix alimentaires sur fond de flambée des cours énergétiques, selon des statistiques officielles publiées vendredi. Les prix à la consommation hors produits frais ont augmenté de 2,1% sur un an en septembre contre 1,7% en août, selon des données officielles publiées vendredi, un chiffre conforme aux anticipations des experts sondés par l’agence Bloomberg.
Cette nette poussée inflationniste s’explique notamment par une hausse des prix des produits alimentaires (+2,9%, hors produits frais) qui alourdit le panier des ménages nippons. L’affaiblissement persistant du yen face au dollar renchérit en effet les produits importés, dont le coût de transport a par ailleurs explosé à l’unisson des cours du pétrole.
Les prix de l’énergie au Japon s’affichent en revanche en repli (-0,6%) en raison des subventions accordées par le gouvernement. En excluant à la fois l’alimentation et l’énergie, l’inflation s’est établie à 2,4%, au-delà des anticipations du marché, après 1,9% en août. Ces chiffres de l’inflation s’élèvent désormais au-delà du niveau cible de 2% que se fixe la Banque du Japon (BoJ). Cette dernière avait déjà relevé à la mi-septembre ses taux, à l’instar des autres grandes banques centrales du globe, afin de contrer les vives tensions inflationnistes provoquées par la flambée des cours énergétiques suite au conflit au Moyen-Orient.
Envolée des cours du pétrole brut
Les derniers chiffres sur les prix à la consommation devraient convaincre la BoJ de poursuivre ce durcissement : les analystes attendent dans l’ensemble un nouveau relèvement des taux lors de sa réunion de décembre. Dès sa réunion d’octobre, l’institution pourrait relever ses prévisions d’inflation.
«L’inflation sous-jacente étant repassée au-dessus de l’objectif de 2%, les arguments en faveur d’un nouveau durcissement monétaire restent solides», commente Abhijit Surya, expert chez Capital Economics. Plus encore, «sans une chute de 21 % sur un an du prix du riz, l’inflation hors produits alimentaires frais et énergie aurait été supérieure d’environ 0,2 point de pourcentage», calcule-t-il.
L’envolée des cours du pétrole brut, sans accalmie en vue dans les affrontements au Moyen-Orient, continue par ailleurs de s’étendre par ricochet à l’ensemble des prix des aliments et de consommation. La nette accélération de l’inflation au Japon «pourrait être que les effets indirects du choc énergétique continuent de se propager», parallèlement à une «hausse généralisée» des prix dans les services, tandis que l’inflation des loyers «atteint son taux le plus élevé depuis près de 25 ans», ajoute Abhijit Surya.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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