La romancière avait exposé ses opinions dans un essai publié en 2020, qui avait provoqué des réactions indignées chez les militants des droits des personnes transgenres.

France Télévisions - Rédaction Culture

Publié le 22/10/2026 16:54

Temps de lecture : 2min

L'écrivaine J.K. Rowling, photographiée en mars 2022 lors de l'avant-première mondiale du film "Les Animaux fantastiques : les secrets de Dumbledore". (TOLGA AKMEN / AFP)
L'écrivaine J.K. Rowling, photographiée en mars 2022 lors de l'avant-première mondiale du film "Les Animaux fantastiques : les secrets de Dumbledore". (TOLGA AKMEN / AFP)

L'autrice de Harry Potter, J.K. Rowling, a persisté dans son opposition à "l'activisme transgenre" et promis de soutenir financièrement les femmes qui intentent des actions en justice pour défendre leurs droits, dans un nouvel essai publié mercredi 21 octobre. Elle s'est retrouvée au cœur d'une controverse après avoir affirmé que le sexe biologique est immuable, une position qui lui a valu la colère des militants, et même de stars de la série des films Harry Potter. Elle nie être transphobe, affirmant que son souci est l'impact de l'activisme transgenre sur les droits des femmes et les espaces réservés aux femmes.

"Je continuerai à m'exprimer, je continuerai à utiliser mon argent pour aider les femmes qui, autrement, ne pourraient pas se permettre d'aller au tribunal", a écrit l'écrivaine dans l'essai publié sur son site internet. "Si un homme peut être une femme, ce n'est pas la même chose qu'une femme", a-t-elle encore affirmé.

"Cela peut ne pas vous concerner personnellement, mais cela importe à des millions de femmes qui ne peuvent pas se permettre le luxe de prétendre que leur sexe n'a pas d'importance. Je reste à leurs côtés", a-t-elle ajouté. Les prises de position de J.K. Rowling lui ont valu la sympathie de certaines féministes. La polémique a contribué à susciter des débats plus larges sur la liberté d'expression et la cancel culture.

Mais elles lui ont valu aussi de vives critiques. La romancière avait exposé de manière détaillée ses opinions dans un essai publié en 2020, qui avait provoqué des réactions indignées chez les militants des droits des personnes transgenres et d'autres. L'acteur Daniel Radcliffe, qui a incarné Harry Potter dans l'adaptation au cinéma de la série romanesque, a été l'un de ceux qui se sont publiquement distanciés d'elle.

J.K. Rowling a présenté son nouvel essai comme une mise à jour de son précédent ouvrage de 2020. "Mes opinions n'ont pas changé... mais le contexte a certainement évolué, et mon implication dans le sujet est devenue à la fois pratique et théorique", a-t-elle expliqué. En avril 2025, la Cour suprême britannique avait statué que la femme est légalement définie par son sexe à la naissance, une décision saluée par les militants critiquant la transition de genre, comme J.K. Rowling. Mais la décision a suscité des inquiétudes concernant les discriminations dont pourraient être victimes les personnes transgenres.

En début d'année, le gouvernement travailliste a publié de nouvelles directives sur les espaces réservés à un seul sexe, insistant sur le fait que les personnes transgenres seraient toujours protégées. Le nouveau code a confirmé qu'un service doit être utilisé sur la base du sexe biologique pour être considéré comme étant réservé à un seul sexe, selon la loi britannique sur l'égalité de 2010.

Les services publics ont commencé à adopter ces directives, le service public national de santé d'Angleterre (NHS) ayant révélé la semaine dernière que les femmes transgenres ne seraient plus dirigées vers les espaces réservés uniquement aux femmes. En France, la transphobie constitue un délit puni par la loi depuis 2012.

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Source: Franceinfo · franceinfo Culture avec AFP

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