En mai dernier, 71 femmes touchées par des complications liées à la pose de bandelettes ont saisi la justice d’une plainte. Elodie Mézière / Photos: Adobe Stock

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RÉCIT - Fatigue, douleurs, malaises : après la pose d’implants vaginaux, certaines patientes connaissent des complications et traversent une longue errance médicale. Entre difficultés d’explantation, protocoles encore limités et recours judiciaires, leur parcours interroge le suivi et l’information autour de ces dispositifs.

« J’aurais presque préféré avoir un cancer : tout le monde comprend ce que vous avez et vous êtes pris en charge. J’ai traversé cette épreuve seule », avoue Céline dans un sanglot. La phrase choque, mais résume à elle seule l’état d’esprit qui anime la quinquagénaire depuis des années. 2012 exactement, date à laquelle la mère de famille s’est fait poser un implant Essure. Après une troisième grossesse et sur les conseils de son obstétricien, elle se laisse tenter par cette nouvelle solution de contraception définitive. Sur le papier, la promesse fait rêver : loin du caractère invasif de la ligature des trompes, Essure propose une approche sans incision, par hystéroscopie (opération qui consiste à intervenir à l’intérieur de l’utérus à l’aide d’un fin tube inséré par les voies naturelles). Deux petits ressorts sont placés à l’entrée des trompes de Fallope afin de boucher leur accès aux spermatozoïdes. L’opération de Céline est réalisée avec succès.

Mais plus le temps passe, plus…

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Source: Le Figaro · Emma Calvet

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