Le coach parisien s’exprime en conférence de presse avant le déplacement à Villarreal, mardi, en Ligue des champions.

Après le Slovan Bratislava (6-1), Manchester City (4-2) et le Barça (4-2), le PSG se déplace à Villarreal mardi (21h, Canal+), lors de la quatrième journée de Ligue des champions. Un match que les doubles champions d’Europe abordent en position de favori face à une inconstante équipe espagnole. Luis Enrique a répondu aux questions des journalistes ce mardi, à Villarreal.

Des tests en championnat… mais pas ou peu en Ligue des champions, à l’image de Maghnes Akliouche en 6 vendredi, contre Le Havre (5-1)  : «Il faut essayer des joueurs dans différentes situations et dans toutes les compétitions. C’est important de mieux connaître les joueurs. On est toujours ouverts, surtout avec des joueurs de cette qualité.»

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Ce qui le rend le plus fier depuis ses débuts au PSG : «La chose la plus positive pour moi, c’est d’avoir plus d’ambition et d’être plus à l’aise aujourd’hui qu’au premier jour. Les gens qui sont autour du club ont la même intention que nous. C’est le plus positif pour moi, être dans un club différent et être à l’aise.»

Si tu penses que tu vas gagner le match de demain (mardi) en te basant sur les résultats du début de saison, tu vas te rater.

Luis Enrique

Faire retomber l’euphorie après un début de campagne brillant en C1 (trois victoires en trois matchs, le classement ici ) : «Si tu penses que tu vas gagner le match de demain (mardi) en te basant sur les résultats du début de saison, tu vas te rater. C’est impossible si les joueurs n’ont pas l’ambition, la qualité et la volonté de courir pendant tout le match. On verra un beau Villarreal. Ils ont un calendrier un peu difficile pour eux, avec quatre premières rencontres de très haut niveau. C’est une très bonne équipe avec un très bon entraîneur (voir par ailleurs). Il faut montrer qu’on est prêts dès la première minute, qu’on a l’ambition pour chercher à gagner. Les résultats du passé ne serviront à rien pour demain.»

De la gestion à Villarreal : «Non. On n’a pas planifié ce match différemment. Ce sont des points importants à prendre. On veut être performants tout le temps, quelle que soit la compétition, quels que soient les joueurs, et à améliorer notre performance. On jouera dans un stade différent, qui sent le football, et face à une belle équipe. Ce sera compliqué de surmonter leur pression. C’est un test. J’aime ce type de test. Il faut faire attention à tout ce qu’il y a autour du match.»

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Son impact sur le PSG : «C’est toujours positif quand tu sens les choses qui arrivent au présent. J’ai l’habitude d’avoir des échos très positifs ou très négatifs. C’est comme ça. Il n’y a pas d’entre-deux dans un très grand club comme le nôtre. L’important, c’est de savoir que tu n’es ni mauvais quand tu perds des matchs, ni un génie quand tu en gagnes 10 d’affilée. Ça ne marche pas comme ça. On cherche à nous concentrer sur les choses importantes. Ça passe par faire une très belle séance d’entraînement aujourd’hui (lundi) avec les joueurs. Quand tu es dans une situation aussi positive, avec ce record de victoires , il y a un très bon club derrière et des joueurs de très haut niveau collectivement et individuellement. C’est ça, mon bonheur.»

Illya Zabarnyi est déjà important, mais il peut l’être encore plus.

Luis Enrique

Ce qui manque à Illya Zabarnyi  pour concurrencer Marquinhos : «On voit la progression de chaque joueur, c’est positif pour moi comme entraîneur. Il est très jeune mais il a déjà beaucoup d’expérience. On a beaucoup de confiance dans ses qualités physiques et techniques. C’est un défenseur central qui a la capacité à jouer long. C’est important aussi de savoir défendre sans faire de faute. Je suis très content. La première année, c’est toujours difficile quand tu arrives dans un club de ce niveau. Sa deuxième année, vous voyez qu’il s’améliore. C’est une condition sine qua non, que j’aime beaucoup. Il est déjà important, mais il peut l’être encore plus.»

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Comment éviter de reproduire les erreurs de la saison passée en C1 : «On a démarré de la même façon la saison dernière (3 victoires, NDLR), mais on n’a pas accroché le Top 8 (le PSG avait terminé 11e, le classement lors de la saison 2025-26 ). C’est ça, la Ligue des champions. Demain, ce sera très important d’être prêts pour tous les scénarios. On veut faire mieux que la saison dernière en termes de classement. Mais on sait bien à quel point c’est dur de jouer et de gagner à l’extérieur.»

Soit on est à notre meilleur niveau, soit on ne gagnera pas.

Luis Enrique

Villarreal et son nouvel entraîneur, Iñigo Pérez : «Un calendrier très difficile. D’autres entraîneurs pleureraient beaucoup avec Dortmund, Naples, Liverpool et maintenant le PSG… Mais Iñigo Pérez est très positif et optimiste. J’aime les entraîneurs jeunes qui aiment le beau football, avec une générosité mais aussi de l’exigence envers ses joueurs. Je pense qu’Inigo fera de belles années ici. Je me souviens du parcours de son Rayo Vallecano la saison passée, demi-finale de Ligue Conférence, très bonne en Liga aussi… C’est une équipe qui transmet beaucoup de choses positives. Villarreal a fait le bon choix. Bien sûr, il y a des difficultés, c’est normal. Mais n’oublions pas qu’ils ont fait un très bon match contre Liverpool, dans lequel ils méritaient peut-être mieux. Ils ont battu Naples et été compétitifs contre Dortmund. Ce sera un rival difficile. C’est un entraîneur qui veut le ballon et ne cherche pas d’excuse. Soit on est à notre meilleur niveau, soit on ne gagnera pas.»

Le «Sous-marin jaune» battu par l’Espanyol (0-1) vendredi : «C’est normal qu’il y ait des défaites. Villarreal a déjà retourné la situation après un début de saison compliqué. Quand j’analyse Villarreal, c’est un début de projet, ils montrent des choses. J’espère qu’ils ne seront pas dans leur meilleur jour demain, mais sur le papier, ils affronteront des adversaires de moindre niveau sur les quatre prochains matchs. Après, ça ne veut rien dire, l’équipe qui sera mieux demain pourrait gagner. S’ils doutent un peu, ça peut être une bonne chose pour nous… Ils savent que les matchs d’avant ne servent à rien.»

Les doutes au sujet d’Iñigo Pérez : «Le plus important, ce sont les résultats dans le football. Mais il a prouvé. Il est intelligent, c’est un exemple. Les raccourcis ne servent à rien. S’il faut mourir, c’est avec ses idées. On ne peut jamais perdre son identité. J’ai gagné, j’ai perdu, j’ai eu de mauvais moments, des moments où on a dit que j’étais nul… Peut-être que ce gros nul a progressé. Et maintenant, on dit que je suis le Special One, l’élu, le messie… Le plus important, c’est de suivre le chemin. Il y aura des virages, des hauts, des bas… C’est toujours compliqué. Mais les mauvais moments ont plus de valeurs que les bons. Je suis persuadé qu’il aura une grande carrière.»

Propos recueillis en conférence de presse

Source: Le Figaro · Christophe Remise

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