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Selon l’Insee, en France, le taux de chômage des moins de 25 ans a dépassé, au deuxième trimestre, les 21 %. Face à la difficulté à s’insérer dans le monde du travail, de nombreux jeunes « sous pression » trouvent, sur YouTube ou TikTok, des espaces pour s’épancher.

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« J’ai 28 ans et je demande de l’argent à mon père pour m’acheter des serviettes hygiéniques. (…) Je peux pas me permettre de mettre 5 euros dans les transports. (…) J’aimerais bien pouvoir travailler (…), jamais de la vie je choisirai de rester chez moi pendant plus d’un an », confie Zora sur YouTube. Assise sur le sol de sa chambre, devant son lit aux draps à pois et son bureau propret, la jeune femme vide son sac, avec calme mais sans pincettes, désespérant de ne pas trouver de travail en import-export malgré de longues recherches et l’obtention d’un master spécialisé. « Les gens ont l’impression que je suis là à rien foutre alors que je passe ma vie à stresser devant mon putain d’ordinateur et à candidater. »

Intitulée « 28 ans et sans emploi : rituel d’humiliation », en référence aux entretiens menés parfois par de vulgaires intelligences artificielles, la vidéo a cumulé plus de 402 000 vues en quelques semaines. Le cri du cœur a touché une corde sensible. Sous la publication, les commentaires des internautes pleuvent : « Omg même âge que toi et idem, en plus des pbs financiers et du loyer de l’appart… C’est une folie, j’ai postulé à plus de 3 000 annonces sans abuser en dix mois » ; « J’ai l’impression de voir le train passer, quand d’autres personnes de ma promotion charbonnent. Ta vidéo m’aide à voir que je ne suis pas seule. »

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Source: Le Monde · Laure Coromines

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