Mercredi, des manifestants sont descendus dans les rues d’Asunción au Paraguay pour réclamer la démission du président Santiago Peña, après la fermeture soudaine de la banque Ueno, qui a privé ses clients de l’accès à leurs fonds.
Passer la publicité Passer la publicité«C’est l’argent de notre retraite et on ne sait pas si on pourra le récupérer», a dénoncé Teresa Montiel, médecin paraguayenne de 50 ans. Comme elle, des centaines de personnes se sont rassemblées mercredi 4 novembre dans la soirée à Asunción, la capitale, après la fermeture de la banque Ueno. Mardi, la Banque centrale du Paraguay a pris le contrôle de cet établissement en faillite, jusqu’à récemment lié au président Santiago Peña.
Cette décision a privé des millions de clients d’un accès immédiat à leur argent. Concrètement, toutes les agences physiques ont fermé et les opérations numériques ont été gelées, y compris les retraits et les virements.
À la mi-2026, Ueno Bank revendiquait 2,94 millions de clients, soit près de la moitié de la population paraguayenne. «J’ai perdu les économies de toute ma vie, je n’ai plus que 8 000 guaranis (un peu plus d’un dollar). Ils doivent tous aller en prison !», a lancé, entre les larmes, Marcelino Vergara, un agent de sécurité de 68 ans.
Vague de panique chez les épargnants
La suspension de ses activités a provoqué une vive inquiétude dans le pays et déclenché des manifestations spontanées. «Nous exigeons un procès en destitution contre le président et le vice-président. Un véritable procès doit être organisé contre les autorités responsables», a déclaré une manifestante auprès d’AP.
Dans certains quartiers, des affrontements ont eu lieu avec la police, notamment lorsqu’un groupe a tenté de se diriger vers le bâtiment du Congrès national mais a été stoppé par les forces de l’ordre.
Source: Le Figaro · Marion Deygas
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira