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Malgré trois années de guerre, l'économie israélienne affiche des résultats remarquables. Croissance soutenue, inflation maîtrisée, chômage au plus bas… Pourtant, la vie chère reste la première préoccupation des électeurs, alors que les partis politiques ont peu débattu d'économie durant la campagne des législatives.

L'économie israélienne semble défier les crises. La Banque d'Israël prévoit une croissance de 3,4 % en 2026 et de 5,1 % en 2027, portée notamment par la tech et les industries de défense. L'inflation devrait retomber à 1,5 % en fin d'année et le chômage, avoisiner les 3 %, soit quasiment le plein-emploi.

Mais derrière ces bons indicateurs, les ménages restent confrontés à une vie particulièrement chère. Les produits alimentaires coûtent 52 % de plus que la moyenne des pays de l'OCDE. Selon un sondage de l'Institut israélien de la démocratie, 41 % des électeurs citent l'économie et le coût de la vie parmi leurs deux principales préoccupations, devant la sécurité et la politique étrangère.

Des programmes économiques aux ambitions contrastées

Le Likoud de Benjamin Netanyahu n'a pas présenté de programme économique détaillé, pas plus que plusieurs de ses alliés. Le parti de Bezalel Smotrich (actuel ministre israélien des Finances) défend notamment la poursuite du développement des colonies en Cisjordanie.

Dans l'opposition, Gadi Eisenkot et l'alliance entre Naftali Bennett et Yaïr Lapid misent sur la concurrence, la baisse des impôts et l'ouverture aux importations pour lutter contre la vie chère. Plus à gauche, Yaïr Golan défend une intervention accrue de l'État et le contrôle de certains prix.

Les partis arabes, potentiels arbitres des négociations, affichent également leurs priorités : hausse des salaires, baisse de la TVA et encadrement des loyers pour la Liste commune ; investissements publics et emploi dans les villes arabes pour Ra'am.

Source: France 24 · Christophe DANSETTE

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