En Israël, le président Herzog poursuit ce jeudi 5 novembre ses consultations. À qui va-t-il confier la charge de former un gouvernement ? Les élections législatives qui se sont déroulées la semaine dernière dans le pays n’ont pas permis de dégager une majorité claire. Le parti de Benyamin Netanyahu est arrivé en tête, mais sa coalition a perdu beaucoup de sièges. Le bloc du changement conduit par Gadi Eisenkot n’a pas non plus le nombre de voix nécessaire pour avoir la majorité, mais il a pour l’instant une courte avance dans les négociations.
Publié le : 05/11/2026 - 15:10
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Le centriste Gadi Eisenkot semble tenir la corde pour deux raisons : d’abord il peut se prévaloir du soutien clair et affiché d’une des deux formations arabes, le parti Raam. Ensuite un parti ultra-orthodoxe allié de longue date de Benyamin Netanyahu, le parti du Judaïsme unifié de la Torah (JUT), a choisi lui de s’abstenir. Ce parti a dit au président Herzog qu'il n'était pas question de se ranger derrière Benyamin Netanyahu ou derrière Gadi Eisenkot. Les ultras religieux veulent travailler uniquement avec quelqu’un qui maintiendra pour leur jeunes l’exemption de service militaire, rapporte notre correspondante à Jérusalem, Frédérique Misslin.
Il faut au moins 61 députés pour avoir la majorité à la Knesset, le Parlement israélien. Lors du scrutin la semaine dernière, le camp de Benyamin Netanyahu a obtenu 53 sièges, contre 48 pour le bloc de Gadi Eisenkot. Avec l'abstention du JUT, le nombre de soutiens attendus pour le Premier ministre sortant tombe à 46, tandis que Gadi Eisenkot, qui a reçu l'appui de la liste arabe Raam, totalise au moins 56 recommandations attendues.
Finalement c’est le camp Netanyahu qui fait les frais de cette abstention. Isaac Herzog va continuer jusqu’à ce jeudi soir à écouter les recommandations des uns et des autres. Le président israélien a ensuite jusqu’au mercredi 11 novembre pour désigner la personne la mieux placée pour former un gouvernement.
Le candidat qu'il désignera aura 28 jours pour tenter de former un gouvernement, une durée qui peut être prolongée de 14 jours. En cas d'échec, une autre personne sera désignée. Et si l'impasse se confirme, de nouvelles élections seront organisées.
« De graves soupçons » d'ingérence étrangère dans les législatives, estime Netanyahu
Benyamin Netanyahu a du mal à accepter les résultats des élections, car le Premier ministre sortant persiste : selon lui il existe « de graves soupçons » d'ingérence étrangère dans les législatives. Le camp Netanyahu accuse les partis arabes qui ont obtenu de très bon score d'avoir acheté des voix avec l'argent du Qatar. Cette allégation n’est absolument pas étayée, ce qui fait dire à certains éditorialistes israéliens que c’est le signe que Benyamin Netanyahu prépare un coup d’état.
La commission électorale a bien précisé en présentant les résultats officiels de l’élection : il n’y a pas eu de fraude massive, rien qui puisse entacher la régularité du scrutin. Une enquête est en cours, les hommes politiques visés, tous palestiniens d’Israël, parlent de persécution politique.
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Source: RFI
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