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Analyse

Luc Bronner

Jérusalem, correspondant

Selon des résultats provisoires, mercredi matin, le camp Nétanyahou est en net recul mais l’opposition, emmenée par Gadi Eisenkot, échoue à détrôner le Likoud, aucun des deux blocs n’étant en position de former un gouvernement. Les partis arabes effectuent une percée historique et pèseront sur les futures coalitions.

Publié aujourd’hui à 05h57, modifié à 05h59 Temps de Lecture 6 min.

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Les différents candidats aux élections législatives israéliennes en Une du journal « Israel Hayom », à Raanana (Israël), le 27 octobre 2026.

Il est rare qu’une élection désigne autant de perdants et si peu de vainqueurs. Au lendemain d’un scrutin marqué par une participation élevée (77,7 %), Israël se réveille, mercredi 28 octobre, avec la perspective d’un pays sans majorité parlementaire évidente, ni gouvernement solide.

La coalition sortante, au pouvoir depuis 2022, subit en effet une défaite du point de vue arithmétique, passant de 64 sièges il y a quatre ans à 51 à 53 sièges, selon les sondages actualisés publiés dans la nuit. Mais le bloc d’opposition rate complètement son pari en faisant probablement un peu moins bien, avec une cinquantaine de députés, sans avoir, de surcroît, réussi à détrôner le Likoud, et donc son leader, Benyamin Nétanyahou, du titre de premier parti. Cette photographie politique demeure toutefois provisoire. Car, si les dépouillements ont avancé dans la nuit, avec près d’un tiers des suffrages comptabilisés, les résultats définitifs ne seront connus que mercredi, voire jeudi, une fois collectés l’ensemble des bulletins.

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Source: Le Monde · Luc Bronner

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