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La République islamique exige notamment un cessez-le-feu régional et la levée des sanctions, alors que Donald Trump menace de lui « donner un coup de massue », à deux jours des élections de mi-mandat.

Des navires dans le détroit d’Ormuz, visibles d’une plage de Bandar-e Abbas (Iran), le 13 octobre 2026.

L’Iran se dit prêt à rouvrir le détroit d’Ormuz sous deux jours, au lieu du plan de sept jours d’abord prévu, si Washington accepte ses conditions, a déclaré, lundi 2 novembre, son porte-parole de la diplomatie.

« La possibilité de mettre en œuvre ce plan en deux jours est un signe supplémentaire de la bonne foi de l’Iran, a estimé Esmaeil Baghaei, lors d’un point presse à Téhéran. Si les demandes de Téhéran étaient satisfaites, il serait possible de rétablir la sécurité dans le détroit d’Ormuz et de relancer le processus de négociation dans un délai très court. »

« L’échange de messages se poursuit » par des médiateurs, et « tout dépend » de l’acceptation par la partie américaine des exigences iraniennes, a poursuivi le porte-parole du ministère des affaires étrangères, précisant : « Ce n’est qu’à ce stade que nous pourrons discuter des étapes suivantes. »

Depuis le début de la guerre, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février, Téhéran revendique le contrôle de cette voie maritime et cible régulièrement des navires qui tentent de la traverser sans son autorisation.

En septembre, l’Iran avait présenté, par le truchement du Qatar, un plan en sept jours pour rouvrir le détroit, mais le président américain, Donald Trump, l’avait rejeté, tout en laissant la porte ouverte à la poursuite de négociations indirectes.

Téhéran conditionne la réouverture du détroit à un cessez-le-feu pour l’ensemble des fronts dans la région, au dégel de ses avoirs détenus à l’étranger, à la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier, ainsi qu’à la fin du blocus naval américain contre ses ports.

Ces points figuraient déjà dans un protocole d’accord irano-américain conclu en juin, après un cessez-le-feu en avril, qui avait mis fin à quarante jours de bombardements intenses. Mais la fragile entente a volé en éclats cet été, et les échanges de frappes ont repris, l’Iran ripostant en ciblant de nouveau les alliés de Washington dans la région, du Golfe à la Jordanie.

Dimanche, le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a complété les demandes de l’Iran, dans un entretien à la chaîne Al-Jazira, soulignant que Washington devait également accepter le « nouvel itinéraire convenu entre l’Iran et Oman pour le transit par le détroit d’Ormuz ». Il a également mentionné une réduction des effectifs militaires américains récemment déployés dans la région.

Donald Trump menace d’un « coup de massue »

Si une accalmie militaire est observée depuis septembre, les Etats-Unis et Israël ont intensifié leurs menaces depuis ces derniers jours, dans un contexte marqué par les midterms aux Etats-Unis, qui auront lieu le 4 novembre, et les négociations à venir en Israël sur la constitution d’un gouvernement après les élections législatives du 27 octobre, pour lesquelles aucune majorité claire ne s’est dégagée.

Au cours de la soirée de dimanche, Donald Trump a menacé de « donner un coup de massue » à la République islamique. « La seule raison pour laquelle je n’en ai pas encore fini avec l’Iran, c’est que je veux être gentil… Mais nous allons devoir, à un moment, leur donner un coup de massue », a lancé le milliardaire républicain lors d’un meeting dans l’Iowa, à deux jours des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

« Tout acte d’agression contre l’Iran, toute attaque militaire contre l’Iran, quel qu’en soit le moyen, fera l’objet d’une riposte puissante, immédiate et globale de notre part », a averti lundi Esmaeil Baghaei, après des mises en garde similaires du Guide suprême et de l’armée.

Selon le média américain Axios, le président républicain a, par ailleurs, discuté par téléphone avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, de l’opportunité et du calendrier d’une intensification des opérations militaires. Axios rapporte que M. Trump serait cependant favorable à ce que les négociations suivent leur cours.

Ces informations ont fait chuter les cours du pétrole lundi. Vers 10 h 45, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en janvier perdait 4,43 %, passant à 108,40 dollars.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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